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Bruitage: Liens utiles

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Des sites internet offrent des collections de bruits en tous genres: explosions, sonneries, véhicules, etc. Tapez dans votre moteur de recherche des mots tels: bruitage, sons gratuits, free sounds, etc. Nous vous proposons quelques adresses ci-dessous. (Veuillez noter que nous ne sommes pas responsables des sites que vous consultez en dehors de nos pages.)

Si vous découvrez une adresse qui pourrait profiter aux autres, faites-le nous savoir. Si un lien n’est plus fonctionnel, merci de nous en aviser en écrivant à: theatre.evangelique@gmail.com.

Universal Soundbank
Sonothèque de bruitages et musique d’illustration
Dinosoria.com – Une section de ce site comporte des cris d’animaux et des chants d’oiseaux
Lasonotheque.org – Sons et courts tutoriels de Joseph Sardin, bruiteur
Le labo du bruiteur, sur la chaine Youtube Libertivicom – Astuces de Joseph Sardin pour la réalisation de bruitages
♦ Liste des 20 meilleures banques de sons gratuits et libres de droit

Le ton

Par Lorraine Hamilton

Vous a-t-on parlé du ton? Mais qu’attend-t-on? Et sur quel ton en parle-t-on? Sur un ton sérieux ou un ton léger? Sur un ton acerbe ou un ton plaisant? Sur un ton sévère ou un ton doux? Sur un ton dur ou un ton tendre? Sur un ton flatteur ou un ton sincère? Sur un ton grossier ou un ton aimable? Tant de tons racontent le ton, dit-on! Mais si l’on s’étonne de mon ton tonique, comment supportera-t-on mon ton tonnant?

Photo de Alexandre St-Louis sur Unsplash.com

Une grande partie de la communication verbale passe par le ton de la voix. C’est d’ailleurs grâce au ton que je peux deviner si mon interlocuteur est aimable ou glacial, s’il est sincère ou ironique, si son humeur est bonne ou maussade.

Le ton est la “qualité sonore d’une voix, en fonction de sa hauteur, de son intensité et de son timbre”. Le ton est la “façon de parler, qui révèle un sentiment, une intention ou qui est adaptée à une situation”. (Antidote)

Comment trouver le ton?

Il n’existe pas de règle fixe pour donner à un personnage le ton approprié. Imprégnez-vous du texte. Répétez, répétez et répétez! Chaque tirade contient des idées enveloppées d’émotions. Aussi, assimilez vos tirades, en réfléchissant bien au sens des mots. Tenez compte des différentes nuances et variations dans votre texte : silences, rythme, énumérations, hésitations, etc. Le sens juste mène au ton juste.

Voici trois exercices importants qui vous aideront à y parvenir.

1. L’étude du caractère du personnage est le point de départ. (Lisez à ce sujet L’étude du personnage). Grâce à cet exercice, on crée une « histoire » au personnage (âge, éducation, intérêts, etc.), qui permet de lui donner un ton général.

2. L’étude des diverses situations de chaque scène aide ensuite à teinter le ton d’une façon plus précise : situation urgente, détendue, inquiétante, etc.

3. Finalement, l’humeur ou l’émotion vécue dans chaque situation raffine le ton : amour, crainte, mépris, peur, tristesse, joie…

Exemple  M. Prudent, le personnage principal de la pièce Zone de sécurité, est rempli d’enthousiasme pour les projets de l’église, mais il connaît beaucoup d’insécurité : tantôt il est tout feu tout flammes, tantôt il a peur de se mouiller les pieds. Le ton de sa voix changera selon les situations qu’il vit : on sentira tantôt la détermination, tantôt l’hésitation et la crainte.

Appuyer sur les bons mots

De façon générale, l’idée précède les mots. L’idée se traduit en mots, et non le contraire – sauf pour des cas particuliers, comme la colère, où il arrive que les paroles précèdent les idées incohérentes.

Bien souvent, une phrase peut se résumer en un ou plusieurs mots clé. Sachez identifier ces mots clés, car c’est sur eux qu’il faut appuyer. Vous trouverez donc utile, sur votre copie du texte, de souligner les parties de chaque phrase que vous voulez mettre en évidence. C’est très personnel! Une interprétation se distinguera d’une autre, selon qu’on choisit de privilégier tel mot clé plutôt que tel autre.

Exemple  Dans le texte ci-dessous (extrait de Job 11.19 à 12.4), j’ai souligné les mots qui me semblent ressortir particulièrement. Mon choix a été motivé par le caractère de chaque personnage, la situation et l’émotion. Lisez ce texte à voix haute, d’abord sur un ton neutre, ensuite en mettant l’accent sur les mots soulignés. Sentez-vous la différence?

Tsophar: Tu te coucheras sans que personne ne te trouble. Mais les yeux des méchants seront consumés; pour eux point de refuge. La mort, voilà leur espérance!

Job: On dirait, en vérité, que le genre humain c’est vous, et qu’avec vous doit mourir la sagesse. J’ai tout aussi bien que vous de l’intelligence, moi. Je ne vous suis point inférieur. Et qui ne sait les choses que vous dites? Je suis pour mes amis un objet de raillerie.

 À éviter…

♦ Les clichés – ils déforment les émotions. Un cliché classique : pleurer en faisant des trémolos avec sa voix.

♦ Les phrases chantées – on pourrait les transcrire sur une portée musicale! Très énervant à entendre.

♦ Les phrases mécaniques – prononcées sans variation de ton, on dirait qu’elles sortent de la bouche d’un robot.

Exercice

Amusez-vous avec différents tons! Écrivez sur des bouts de papier les tons énumérés plus bas. Choisissez une phrase sans trop de signification, comme celles suggérées ci-dessous. À tour de rôle, les participants tirent au hasard un bout de papier puis montent sur scène pour dire la phrase sur le ton demandé.

Exemples de phrases neutres :  Où étiez-vous? ♦  Je l’ai vu ♦ Vous ne pouvez pas entrer ♦ Répète, s’il te plait

À dire sur un ton… résolu ♦  tranchant ♦ menaçant ♦ sévère ♦ froid ♦ sec ♦ doux ♦ affectueux ♦ grossier ♦ sage ♦ grave ♦ rageur ♦  sournois, ♦ flatteur ♦ hautain ♦ dédaigneux ♦ naïf ♦ surpris ♦ effrayé ♦ piteux ♦ triste ♦ tragique ♦ embarrassé ♦ ému ♦ triomphant ♦ boudeur ♦ timide ♦ hésitant ♦  amoureux ♦ ironique ♦ ému ♦  cérémonieux ♦ impatient ♦ haineux ♦ joyeux

Le silence

Par Lorraine Hamilton

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Le silence est fait de paroles que l’on n’a pas dites.
Marguerite Yourcenar

Quel est le premier chemin qu’emprunte le cœur pour s’exprimer? La parole? Le geste? Le mouvement? La mimique? Qu’importe le véhicule qu’utilise l’émotion pour se faire entendre, elle ne sera comprise que si elle emprunte la voie du silence. Qu’il s’agisse d’un texte à dire, d’un mouvement à faire ou d’une immobilité volontaire, le jeu plein de silences soutenus intègre le « naturel » à votre rôle.

Le silence, un langage

Dans l’univers du silence, les pensées profondes et intimes se révèlent. Le silence permet de suivre la pensée qui se cache derrière les mots. Lorsqu’il est vécu, le silence fait bondir par son passage l’émotion que vit profondément le personnage. Il dévoile son cœur. Les paroles diluent trop souvent l’intensité de l’émotion. Sans le support du silence, la parole devient creuse, le geste inerte et la mimique inexpressive.

Le silence donne du relief au personnage

La scène est un lieu insécurisant. Face à l’auditoire, le comédien vit trop souvent l’urgence d’emplir les « trous vides ». Et ce qu’il trouve facilement à portée de main sont ses paroles mémorisées. Ses mots deviennent alors du verbiage. Il les utilise comme un sculpteur utiliserait du plâtre pour emplir les cavités d’une sculpture. Et si cette sculpture devenait intéressante justement à cause de son relief?

Laissez tomber la pudeur du silence. Vivez pleinement les émotions de votre personnage devant l’auditoire – sans mot. Votre personnage prendra vie, justement à cause de vos silences.

Le silence captive le spectateur

Lorsqu’il apprend à jouer ses silences tout autant que ses mots, le comédien « respire » son texte et entre « en communion » avec l’auditoire. Lorsqu’il s’amuse avec ces moments où le temps est interrompu, il découvre le plaisir de jouer avec vérité tout en renforçant les effets dramatiques de son jeu.

Si le spectateur sent qu’il s’agit de silences pleins, bien meublés, il les boit comme il boirait les paroles du personnage. Il comprend que l’apparence extérieure et les mots exprimés ne disent pas tout. Il peut réagir lui-même, en son for intérieur, aux pensées suscitées par ce qu’il voit sur la scène. C’est ainsi que le spectateur rencontre le comédien de l’intérieur, et c’est dans cette réceptivité qu’il s’identifie au personnage.

Le silence est le langage du cœur et de l’âme. Et non seulement suscite-t-il un dialogue intérieur, mais encore prépare-t-il les mots qui vont suivre – car ces derniers ne sont pas aussi éloquents que le silence. Ne privez pas l’audience de déguster vos silences, vides de paroles maladroites mais pleins d’émotions savoureuses, vécues… en silence.

Recette pour faire lever une réplique

Dans un grand bol de pensées…
– Mélangez 2 doses de silence.
– Ajoutez une cuillérée comble de mimique.
– Laissez agir 5 secondes.
– Brassez en ajoutant une autre bonne dose de silence.
– Saupoudrez allègrement d’un « geste » d’orange.
– Incorporez un regard expressif et franc.
– Faites glisser sur une réplique bien fraîche et lissée sur le ton approprié.
– Servez frais!

Rappelez-vous que le silence peut se servir à toutes les sauces, qu’il est excellent pour rehausser tous les textes et qu’il ajoute du piquant à des répliques fades en apparence. Il ne provoque aucune allergie et favorise même la respiration.

Exercices

Voici deux exercices simples qui vous aideront à développer les émotions que provoquent les silences. Observez-les, respirez-les, amplifiez-les! Et bon silence!

La lettre. À tour de rôle, chacun exprime par son regard seulement, la situation suivante: Vous lisez une lettre, qui se présente au premier abord comme une bonne nouvelle. Au fur et à mesure que vous la lisez, vous vous rendez compte qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle.

L’attente. Par groupe de quatre. Tous se retrouvent dans le cabinet d’un médecin. Exprimez sans paroles la progression d’une attente : patiente, détendue, impatiente, intolérable.


Voir aussi:
Les 14 langages de théâtre
L’air qui porte la flèche (ou: L’importance du silence)

 

La mimique

– Hector n’aime pas l’huile de foie de morue.
– Il te l’a dit?
– Non, mais tu aurais dû voir la grimace qu’il a faite quand il en a pris!

Jean-Jacques Courtine a dit : « La mimique est à la tête ce que les gestes sont au corps : une manière de signifier par le mouvement. » La mimique est le mouvement visible du visage. Elle est  le véhicule privilégié des sentiments.

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Bien souvent, les mots sont superflus pour exprimer la joie, le chagrin, l’horreur, la peur, l’inquiétude… Notre visage « parle ». Pour cette raison, la mimique en tant que langage de théâtre sert à appuyer les émotions ou les pensées qui animent le personnage. Elle peut accompagner les mots, mais pas nécessairement. En fait, bien exploitée durant un silence, la mimique est un moyen d’expression efficace et puissant.

Cependant, pour que la mimique exprime avec justesse une émotion, il faut se concentrer non sur l’émotion elle-même, mais plutôt sur la situation (personne, action) qui provoque l’émotion. Par exemple, au lieu de se dire : « Il faut que je montre que j’ai peur! Je dois donner à mes traits l’expression de la peur! » et d’essayer de se fabriquer une sorte de masque de peur, on doit penser au pourquoi de la peur à exprimer : « Une mygale grimpe le long de mon bras!!! » D’ailleurs, l’expérience le démontre : le comédien qui désire interpréter son rôle avec sensibilité mais qui se concentre seulement sur l’émotion elle-même sera vite découragé. Son jeu manquera de naturel et de profondeur.

Exercice

Exprimez par une mimique, donc sans paroles ni gestes, les émotions suivantes, suscitées par les situations indiquées.

♦ Adoration  –  Jésus revient sur des nuées.
♦ Affolement  –  Votre enfant vient d’avaler un sou et commence à s’étouffer.
♦ Bouleversement  –  Une maison est emportée par un glissement de terrain.
♦ Colère  –  Votre enfant vous insulte.
♦ Compassion  –  Un aveugle trébuche sur le trottoir.
♦ Consternation  –  Un incendie a détruit vos plus beaux souvenirs.
♦ Dédain  –  Il y a une mouche au fond de votre bol de soupe!
♦ Douleur  –  Vous avez soudain une crampe au mollet.
♦ Effarement  –  Une navette spatiale explose dans les airs.
♦ Embarras  –  Deux femmes font de la médisance près de vous.
♦ Émerveillement  –  Vous contemplez un magnifique feu d’artifice.
♦ Excitation  –  À l’aéroport, vous attendez l’arrivée de votre frère, absent depuis dix ans.
♦ Fierté  –  On décerne à votre femme une médaille de bravoure.
♦ Indignation  –  Vous entendez un adolescent menacer un petit de huit ans.
♦ Inquiétude  –  Sous vos yeux, un incendie ravage un immeuble à logements.
♦ Joie  –  Une amie vous annonce qu’elle a placé sa confiance en Jésus.
♦ Perplexité  –  Vous garez votre voiture devant deux panneaux contradictoires.
♦ Peur  –  Une voiture se dirige droit sur vous à toute vitesse.
♦ Pitié  –  Un sans-abri mendie son repas dans la rue.
♦ Quiétude  –  Vous contemplez un magnifique coucher de soleil.
♦ Reconnaissance  –  Un homme a risqué sa vie pour sauver votre enfant de la noyade.
♦ Stupéfaction  –  L’archange Gabriel vous apparaît soudain.
♦ Surprise  –  Vous recevez le cadeau dont vous rêviez depuis longtemps.
♦ Tendresse  –  Vous regardez un bébé s’amuser avec une peluche.

Amusez-vous!

Lorraine

Les 14 langages de théâtre

Tout parle en théâtre! En fait, quatorze langages appuient l’expression dramatique. Comédiens, metteurs en scène et techniciens peuvent exploiter ces langages avec créativité de manière à transmettre le mieux possible le message clé de la pièce. La plupart de ces langages fait l’objet d’un court article dans nos pages. Suivez les liens pour en connaître un peu plus!

Photo de Kyle Head sur Unsplash.com

Les langages du comédien

1. La parole – La parole doit être soignée et nette. On ne saurait trop insister sur l’importance de l’ar-ti-cu-la-tion. Il faut aussi savoir la projeter de manière à être bien compris par tous les spectateurs, même ceux de la rangée du fond. Quant au débit, sachez le maîtriser. La nervosité nous fait souvent parler trop vite. Or le public a besoin de bien saisir toutes vos paroles.

Pour cette raison, la parole doit être assaisonnée de silences. Une pièce sans silence ressemble à un texte sans ponctuation. On s’essouffle à la jouer – et le public se fatigue à la regarder. Cultivez les silences! Exploitez les silences! Abusez-en s’il le faut… mais ne passez jamais les silences sous silence!

2. Le ton – Chaque réplique est teintée de désirs et d’émotions, que nous exprimons par le ton. En habillant les répliques d’une « couleur » qui colle au caractère de son personnage, en appuyant sur les bons mots, on est en mesure de jouer son rôle avec plus de crédibilité.

3. Le geste – Exécuté avec ou sans paroles, le geste vient appuyer les mots – ou les silences. Contrairement au cinéma, où les moindres mouvements peuvent être portés à l’écran par un gros plan, on ne peut pas se contenter de petits gestes rapides, voire dissimulés, sans craindre qu’ils ne passent inaperçus dans la salle. Il faut donc privilégier les gestes amples et souples.

4. La mimique – Véhicule privilégié des sentiments, la mimique (ou expression du visage) parle souvent plus fort que la parole. Elle prend toute sa force, comme le geste d’ailleurs, dans les silences qui l’accompagne. À exploiter au maximum!

Le langage du metteur en scène

5. Le mouvement – Les déplacements sur scène relèvent du metteur en scène – et ils parlent, eux aussi, en ce qu’ils appuient les mots, les émotions, l’action même. En variant les entrées et les sorties, les va-et-vient, les rapprochements comme les mises en retrait, le metteur en scène évite le jeu statique. Même l’immobilité d’un personnage peut être éloquente, si cette immobilité est prévue, calculée, et ne trahit pas le manque de présence sur scène. (Nous vous suggérons de lire Les positions sur la scène.)

Les langages techniques

6. Le masque – Le masque est un accessoire associé au mime. Son emploi pousse à l’exploitation de l’expression corporelle et au développement d’un vocabulaire gestuel, l’acteur ne pouvant plus compter sur la parole et la mimique pour communiquer.

7. Le maquillage – Entre autres choses, le maquillage peut donner des indices quant à l’âge du personnage et à son état de santé.

8. La coiffure – Comme le maquillage, la coiffure peut révéler plusieurs détails au sujet du personnage : âge, statut social, caractère, émotions, etc.

9. Le costume – De la même façon, le costume informe les spectateurs quant à la nationalité, au statut social, au métier, etc. du personnage.

10. L’accessoire – Les accessoires sont les objets que les comédiens manipulent pour appuyer leur jeu.

11. Le décor – Le décor révèle au public le lieu, cadre et l’époque où l’histoire se déroule. Il renseigne aussi sur les personnages qui y évoluent.

12. L’éclairage – L’éclairage permet d’indiquer à quel moment de la journée se déroule le récit. Les effets spéciaux (couleurs, fade-in ou fade-out, etc.) servent à créer une atmosphère, à accentuer les moments forts du récit, ainsi qu’à traduire des émotions.

13. La musique – La musique peut aider à faire ressortir des émotions, des moments dramatiques, etc. Comme l’éclairage, elle peut créer une atmosphère. Le choix d’éléments musicaux appropriés requiert beaucoup de sensibilité.

14. Le bruitage – Le bruitage, comme l’éclairage et la musique, participe à la transmission du message. Il sert à mettre en relief les moments forts de l’histoire.

Quatorze langages possibles, mais il n’est pas nécessaire de les utiliser tous dans une même pièce – il serait même superflu de le faire! En effet, la plus grande simplicité mène souvent à la plus grande crédibilité.

Lorraine