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Victoire

Par Chantal Bilodeau-Legendre

Photo de Thiago Gomes sur Unsplash.com

Les disciples sont désorientés. Jésus les avait pourtant prévenus, plus d’une fois même, mais ils n’ont pas écouté. Ils n’ont pas voulu comprendre en quoi consistait le plan divin, absorbés qu’ils étaient par leurs projets à eux – projets de règne et de gloire.  Et les voilà : paralysés par la peur, ils se terrent, loin des assassins. Si on les cherchait, eux aussi?

Le Fils de Dieu a rendu l’esprit. « Tout est accompli! » a-t-il crié. Le laissera-t-on encore longtemps en spectacle aux moqueurs, cloué sur la croix? Qui lui donnera une sépulture décente?

Joseph d’Arimathée croit en Jésus, mais en secret, par peur de ses confrères. Cependant, c’est un homme bon et juste. Il prend le relais des disciples au moment même où la honte et le désespoir les assaillent. Il fait ce qu’aucun d’eux n’ose faire.

“Gouverneur, permets que je prenne le corps de Jésus afin de l’ensevelir.”

Drap de lin neuf. Trente kilos d’aromates, merci Nicodème. Solennels, Joseph et son ami descendent le corps de Jésus de la croix et l’enveloppent selon les rites juifs. Ils le déposent dans le tombeau de Joseph – car c’est le sien, et il n’a jamais servi. Ils roulent une grosse pierre devant l’entrée. Vite fait, car il est tard. Bien fait tout de même, car c’est le Maitre qu’ils viennent de mettre en terre.

Un sourire se dessine sur la face du Très-Haut. Il a bien voulu que son Fils meure, mais l’infamie de la croix a assez duré. Celle du tombeau ne se prolongera guère plus. Et tous ceux qui croyaient faire obstacle à sa volonté et à sa puissance seront couverts de confusion.

Un éclat de rire retentit. Rire victorieux, glorieux.

Jésus, le corps chaud, les veines bouillonnant de sang, quitte la pierre froide et l’obscurité du sépulcre. Sur son visage rayonne la joie triomphante de celui qui a vaincu la mort et qui plus jamais ne sera effleuré par elle.

Voile déchiré

Par Chantal Bilodeau-Legendre

Trois des quatre évangélistes mentionnent qu’au moment où Jésus a expiré sur la croix, le voile du Temple s’est déchiré depuis le haut jusqu’en bas. Ce voile séparait le lieu saint du lieu très saint, auquel seul le grand-prêtre avait accès une fois l’an avec le sang d’un animal offert en sacrifice.

Je me souviens avoir entendu un prédicateur expliquer que, si un homme avait voulu poser cette action, il aurait déchiré le voile de bas en haut. Mais voilà que cette étoffe épaisse, de grandes dimensions, s’est déchirée « toute seule », à partir du haut, au moment exact où Jésus a remis son esprit entre les mains de son Père. Le Père a déchiré lui-même le voile donnant accès à sa présence.

Il y a un an ou deux, j’ai lu sur un blogue américain la réflexion d’une enfant de 12 ans à ce sujet, rapportée par sa mère. L’analogie qui suit n’est donc pas de moi, mais l’image qu’elle a suscitée dans mon esprit a été si puissante que je me la suis appropriée. Alors voici…

Cette déchirure depuis le haut jusqu’en bas est le geste des Israélites qui, pour extérioriser un chagrin profond, déchiraient leurs vêtements. Et si c’était Dieu qui « déchira son vêtement »?

J’imagine le Père éternel, dans son affliction en voyant le Fils rendre l’âme tout en portant sur lui le fardeau de notre péché, qui déchire son vêtement. J’imagine la douleur du Père en voyant son Fils sans faute subir le châtiment de nos fautes à nous. Et à ce deuil, à cette tristesse indicible, se mêle une joie douloureuse… Car le voile étant déchiré, à cause de Jésus (ou grâce à lui, serait plus juste), le Père nous invite : « Venez. J’ai ouvert le chemin pour que vous puissiez entrer en ma présence. »

Jésus a versé son sang pour nous. Le Père a déchiré le voile. Il a lui-même ôté ce qui nous séparait de lui. Venez. Approchez-vous de Dieu.

Dossier PÂQUES

Photo: Imagebase

 

Pour faciliter les préparatifs de votre programme de Pâques, nous avons regroupé ici les articles, titres de pièces, ouvrages et liens externes pertinents. Vos suggestions sont les bienvenues! Si des liens ne sont plus fonctionnels, merci de nous en aviser. Écrivez-nous à theatre.evangelique@gmail.com.

 

Pièces offertes dans nos pages

Ailleurs…

Réflexions sur le thème de Pâques

Livres

  • Histoires du royaume pour une république (2 volumes) – Hervé Moulin.  (Recueils de pièces et de sketchs) Éditions Ourania.
  • Scènes bibliques et choeurs parlés pour Noël, Pâques et toute l’année – Alain Combes. (35 scènes bibliques et choeurs parlés) Éditions Olivétan
  • L’Évangile en sketchs et monologues (2 volumes) – Alain Combes. Éditions Emmaüs

La poussière retombe…

Par Chantal Bilodeau-Legendre

Vous faites quoi, après votre programme de Noël? Si vous êtes comme moi, les quelques pépins tombent dans l’oubli et de belles images affluent dans votre esprit, se transformant en autant de bons souvenirs à se remémorer longtemps. Il y a les comment-on-a-rattrapé-et-personne-n’a-rien-vu. Il y a les gestes spontanés (et imprévus!) des petits. Il y a aussi le public, son attention, ses rires, ses applaudissements parfois inattendus.

Tout de suite après une représentation, alors que nous sommes encore fébriles, que l’animateur dit le mot de la fin et que l’assemblée entonne un ou deux derniers chants, j’aime réunir tous mes comédiens à part, pour parler de nos bons coups, comme je les appelle – ce que chacun et chacune a fait avec brio.

Puis, nous prenons le temps de remercier Jésus, là, tout de suite. C’est pour lui qu’on dit jouer, c’est lui qu’on a supplié de nous aider, c’est à cause de lui qu’on a persévéré au fil des semaines. C’est vers lui que doit s’élever notre reconnaissance. Car Jésus a été là, orchestrant le tout et se servant de nos talents pour véhiculer le message de son Évangile.

Certes, on reçoit avec joie compliments et félicitations – je les prends comme autant de bonnes paroles de la part de mon Sauveur. Cependant, mon cœur se gonfle toujours de remerciements et d’éloges envers celui qui nous a menés jusqu’au bout de ce projet et qui pose sur nous un regard plein d’amour.

Croix nue

Par Chantal Bilodeau-Legendre

Croix ImageBaseJe n’aime pas les crucifix. Les croix nues, oui, mais pas les représentations de Jésus sur la croix. Un crucifix, c’est un peu comme un arrêt sur image : « Jésus a souffert et il est mort. » Oui, c’est vrai, mais… l’histoire ne finit pas là! Jésus n’est plus sur une croix, couronné d’épines, le visage ensanglanté. Cette réalité, une croix vide me la rappelle : mon Sauveur est mort, mais il est revenu à la vie. Il a vaincu la mort!

À quoi se résume la bonne nouvelle de Jésus? Comme le dit Paul : « Je vous ai enseigné avant tout […] que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures, qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, et qu’il est apparu… »* à Céphas, aux 12, à 500 personnes, à Jacques, à Paul… Jésus n’est pas resté mort. Et c’est parce qu’il est revenu à la vie que la croix prend tout son sens. Si Jésus était resté dans le tombeau, ma foi serait inutile.

Comme je l’ai mentionné dans cet autre article, s’il n’y avait pas eu sa résurrection, que l’on célèbre à Pâques, à quoi bon souligner la naissance de Jésus à Noël?

Alors, réjouissez-vous comme le font tant de croyants partout dans le monde : « Christ est ressuscité! Oui, il est vraiment ressuscité! »

Joyeuses Pâques!


*  1 Corinthiens 15.3-6