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Le silence

Par Lorraine Hamilton

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Le silence est fait de paroles que l’on n’a pas dites.
—
Marguerite Yourcenar

Quel est le premier chemin qu’emprunte le cœur pour s’exprimer? La parole? Le geste? Le mouvement? La mimique? Qu’importe le véhicule qu’utilise l’émotion pour se faire entendre, elle ne sera comprise que si elle emprunte la voie du silence. Qu’il s’agisse d’un texte à dire, d’un mouvement à faire ou d’une immobilité volontaire, le jeu plein de silences soutenus intègre le « naturel » à votre rôle.

Le silence, un langage

Dans l’univers du silence, les pensées profondes et intimes se révèlent. Le silence permet de suivre la pensée qui se cache derrière les mots. Lorsqu’il est vécu, le silence fait bondir par son passage l’émotion que vit profondément le personnage. Il dévoile son cœur. Les paroles diluent trop souvent l’intensité de l’émotion. Sans le support du silence, la parole devient creuse, le geste inerte et la mimique inexpressive.

Le silence donne du relief au personnage

La scène est un lieu insécurisant. Face à l’auditoire, le comédien vit trop souvent l’urgence d’emplir les « trous vides ». Et ce qu’il trouve facilement à portée de main sont ses paroles mémorisées. Ses mots deviennent alors du verbiage. Il les utilise comme un sculpteur utiliserait du plâtre pour emplir les cavités d’une sculpture. Et si cette sculpture devenait intéressante justement à cause de son relief?

Laissez tomber la pudeur du silence. Vivez pleinement les émotions de votre personnage devant l’auditoire – sans mot. Votre personnage prendra vie, justement à cause de vos silences.

Le silence captive le spectateur

Lorsqu’il apprend à jouer ses silences tout autant que ses mots, le comédien « respire » son texte et entre « en communion » avec l’auditoire. Lorsqu’il s’amuse avec ces moments où le temps est interrompu, il découvre le plaisir de jouer avec vérité tout en renforçant les effets dramatiques de son jeu.

Si le spectateur sent qu’il s’agit de silences pleins, bien meublés, il les boit comme il boirait les paroles du personnage. Il comprend que l’apparence extérieure et les mots exprimés ne disent pas tout. Il peut réagir lui-même, en son for intérieur, aux pensées suscitées par ce qu’il voit sur la scène. C’est ainsi que le spectateur rencontre le comédien de l’intérieur, et c’est dans cette réceptivité qu’il s’identifie au personnage.

Le silence est le langage du cœur et de l’âme. Et non seulement suscite-t-il un dialogue intérieur, mais encore prépare-t-il les mots qui vont suivre – car ces derniers ne sont pas aussi éloquents que le silence. Ne privez pas l’audience de déguster vos silences, vides de paroles maladroites mais pleins d’émotions savoureuses, vécues… en silence.

Recette pour faire lever une réplique

Dans un grand bol de pensées…
– Mélangez 2 doses de silence.
– Ajoutez une cuillérée comble de mimique.
– Laissez agir 5 secondes.
– Brassez en ajoutant une autre bonne dose de silence.
– Saupoudrez allègrement d’un « geste » d’orange.
– Incorporez un regard expressif et franc.
– Faites glisser sur une réplique bien fraîche et lissée sur le ton approprié.
– Servez frais!

Rappelez-vous que le silence peut se servir à toutes les sauces, qu’il est excellent pour rehausser tous les textes et qu’il ajoute du piquant à des répliques fades en apparence. Il ne provoque aucune allergie et favorise même la respiration.

Exercices

Voici deux exercices simples qui vous aideront à développer les émotions que provoquent les silences. Observez-les, respirez-les, amplifiez-les! Et bon silence!

La lettre. À tour de rôle, chacun exprime par son regard seulement, la situation suivante: Vous lisez une lettre, qui se présente au premier abord comme une bonne nouvelle. Au fur et à mesure que vous la lisez, vous vous rendez compte qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle.

L’attente. Par groupe de quatre. Tous se retrouvent dans le cabinet d’un médecin. Exprimez sans paroles la progression d’une attente : patiente, détendue, impatiente, intolérable.


Voir aussi:
♦ Les 14 langages de théâtre
♦ L’air qui porte la flèche (ou: L’importance du silence)

 

Le superobjectif et la ligne d’action principale

Le théâtre est porteur de messages. Et chaque message, s’il est bien conçu, ne devrait conduire que vers un seul but, n’avoir qu’un seul grand objectif – un superobjectif. De façon générale, le superobjectif d’une pièce est son thème principal. Dans le théâtre à messages, comme le nôtre, le superobjectif devient le message même que nous désirons transmettre aux spectateurs. C’est lui qui assurera la cohésion et la cohérence des divers éléments de la pièce.

Le courant des objectifs mineurs indépendants, toutes les inventions, les pensées, les sentiments et les actions de l’acteur doivent converger vers le superobjectif de la pièce. Le lien commun entre eux doit être si fort que même le détail le plus insignifiant, s’il se trouve sans rapport avec le superobjectif, paraîtra faux ou inutile.*

Les objectifs des personnages (voir Trouver l’objectif de son personnage) s’incorporant les uns dans les autres, ils tracent le chemin du superobjectif. De même, tous les langages techniques – son, éclairage, costumes, accessoires, etc. – ne serviront qu’un seul but. Ils devront donc être conçus en conséquence.

Comment trouver le superobjectif?

De toute évidence, le metteur en scène doit étudier la pièce sous toutes ses coutures s’il désire connaître son message central. Il doit se demander : « Qu’est-ce que je veux que les spectateurs aient retenu de la pièce à la fin de la présentation? » Bien souvent, la réponse à cette question, une courte phrase, permet de cerner le superobjectif.

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Pour la pièce La Perle, nous avons formulé ainsi le superobjectif : « Jésus offre le trésor le plus précieux. » Ce message central devient, en quelque sorte, l’étendard du projet – ce vers quoi devront converger tous les efforts des comédiens de même que les éléments techniques.

Schématisons tous les petits segments de la pièce : les objectifs, les mouvements des comédiens, les effets sonores, l’éclairage, le décor, les costumes. Nous obtenons ainsi une ligne d’action principale.

Trois possibilités s’offrent au metteur en scène.

1. Ligne d’action où les objectifs n’ont pas été déterminés en fonction d’un même but. Chaque segment vise une direction différente. Chacun peut être excellent en soi, mais ils « sortent » de l’histoire. Ça ne va pas!

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2. Ligne d’action dirigée vers un but unique, mais où l’on a introduit des thèmes supplémentaires. Ainsi disloqués, les éléments se trouvent détournés de leur direction principale. Il reste encore du travail à faire!

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3. Voici une ligne d’action principale bien bâtie, où tous les segments pointent vers le même but et se confondent dans un même courant. Excellent! La cohésion de toute la pièce est assurée!

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Le mot de la fin…

Si vous jouez sans vous occuper de la ligne d’action principale, lui dis-je, vous ne faites qu’exécuter une série d’exercices incohérents qui ne suffisent pas à créer le rôle. Vous avez négligé un fait important : tous ces exercices ont pour but de déterminer une ligne de force essentielle. C’est pourquoi les très beaux passages de votre rôle n’ont produit aucun effet. Des fragments de statue ne peuvent prétendre être une œuvre d’art.*

Lorraine


* La formation de l’acteur, Constantin Stanislavski, comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique russe (1863-1938)

Trouver l’objectif de son personnage

On demanda un jour à un pilote comment il faisait pour se rappeler sur un long parcours tous les détails de la côte avec ses courbes, ses hauts-fonds, ses écueils. Il répondit : « Je ne m’occupe pas de tout cela, je suis ma route. »

C’est ainsi que l’acteur doit procéder, sans s’arrêter sur une foule de détails, mais en suivant les séquences importantes qui, comme des bouées, marquent sa route et le retiennent dans les limites de la création juste. Si vous deviez jouer sur une scène votre retour de chez les Choustov, il faudrait commencer par vous demander : avant tout, qu’est-ce que je fais? Votre réponse sera la clef de votre objectif principal : je rentre chez moi.

 Mais en chemin vous vous êtes arrêté, et vous avez fait autre chose. Vous avez regardé la devanture du libraire. Cela est donc une séquence indépendante. En reprenant votre chemin, vous être retourné à votre premier objectif. […] Toutes ensembles, elles forment un seul grand objectif : renter chez vous. (La formation de l’acteur, par Constantin Stanislavski*)

Qu’un rôle soit important ou discret, chaque personnage existe nécessairement pour faire quelque chose de précis, dans un but précis. Les grands rôles présentent souvent un objectif plus clair que les petits rôles mais, dans tous les cas, pour trouver l’objectif de son personnage, le comédien s’interrogera : « Qu’est-ce que je fais dans l’histoire? Quel est mon but? ».

Le comédien devrait résumer en une courte phrase l’objectif de son personnage. Il choisira de préférence un verbe actif et non passif, puisque le verbe actif conduit à une action. De cette manière, son objectif sera clair et dynamique.

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Dans le schéma ci-après, nous avons indiqué les objectifs des personnages de la pièce La Perle. Nous avons ainsi formulé celui de Judith, le personnage principal : Judith recherche la sécurité. Voilà sa quête! Quant à Christine, sa nièce, elle chercher à conduire sa tante à Jésus.

Et Rachel, la confidente de Christine? L’objectif de certains rôles plutôt discrets est parfois plus difficile à saisir, car les personnages secondaires ont souvent pour mission d’aider les personnages dominants à atteindre leur objectif. Ainsi, lorsque Christine se confie à Rachel, le public reçoit un grand nombre de renseignements sur elle et ses relations avec Judith. Sans Rachel, Christine aurait sûrement dû faire un long monologue pour révéler ces détails! Les interventions de Rachel nous permettent de voir qu’elle a objectif d’encourager son amie, de manière à aider cette dernière à atteindre son propre objectif.

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Les objectifs de chacun des personnages s’imbriquant les uns dans les autres, ils nous conduisent vers le superobjectif de la pièce.

Lorraine


* Constantin Stanislavski, comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique russe (1863-1938).

 

La mimique

– Hector n’aime pas l’huile de foie de morue.
– Il te l’a dit?
– Non, mais tu aurais dû voir la grimace qu’il a faite quand il en a pris!

Jean-Jacques Courtine a dit : « La mimique est à la tête ce que les gestes sont au corps : une manière de signifier par le mouvement. » La mimique est le mouvement visible du visage. Elle est  le véhicule privilégié des sentiments.

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Bien souvent, les mots sont superflus pour exprimer la joie, le chagrin, l’horreur, la peur, l’inquiétude… Notre visage « parle ». Pour cette raison, la mimique en tant que langage de théâtre sert à appuyer les émotions ou les pensées qui animent le personnage. Elle peut accompagner les mots, mais pas nécessairement. En fait, bien exploitée durant un silence, la mimique est un moyen d’expression efficace et puissant.

Cependant, pour que la mimique exprime avec justesse une émotion, il faut se concentrer non sur l’émotion elle-même, mais plutôt sur la situation (personne, action) qui provoque l’émotion. Par exemple, au lieu de se dire : « Il faut que je montre que j’ai peur! Je dois donner à mes traits l’expression de la peur! » et d’essayer de se fabriquer une sorte de masque de peur, on doit penser au pourquoi de la peur à exprimer : « Une mygale grimpe le long de mon bras!!! » D’ailleurs, l’expérience le démontre : le comédien qui désire interpréter son rôle avec sensibilité mais qui se concentre seulement sur l’émotion elle-même sera vite découragé. Son jeu manquera de naturel et de profondeur.

Exercice

Exprimez par une mimique, donc sans paroles ni gestes, les émotions suivantes, suscitées par les situations indiquées.

♦ Adoration  –  Jésus revient sur des nuées.
♦ Affolement  –  Votre enfant vient d’avaler un sou et commence à s’étouffer.
♦ Bouleversement  –  Une maison est emportée par un glissement de terrain.
♦ Colère  –  Votre enfant vous insulte.
♦ Compassion  –  Un aveugle trébuche sur le trottoir.
♦ Consternation  –  Un incendie a détruit vos plus beaux souvenirs.
♦ Dédain  –  Il y a une mouche au fond de votre bol de soupe!
♦ Douleur  –  Vous avez soudain une crampe au mollet.
♦ Effarement  –  Une navette spatiale explose dans les airs.
♦ Embarras  –  Deux femmes font de la médisance près de vous.
♦ Émerveillement  –  Vous contemplez un magnifique feu d’artifice.
♦ Excitation  –  À l’aéroport, vous attendez l’arrivée de votre frère, absent depuis dix ans.
♦ Fierté  –  On décerne à votre femme une médaille de bravoure.
♦ Indignation  –  Vous entendez un adolescent menacer un petit de huit ans.
♦ Inquiétude  –  Sous vos yeux, un incendie ravage un immeuble à logements.
♦ Joie  –  Une amie vous annonce qu’elle a placé sa confiance en Jésus.
♦ Perplexité  –  Vous garez votre voiture devant deux panneaux contradictoires.
♦ Peur  –  Une voiture se dirige droit sur vous à toute vitesse.
♦ Pitié  –  Un sans-abri mendie son repas dans la rue.
♦ Quiétude  –  Vous contemplez un magnifique coucher de soleil.
♦ Reconnaissance  –  Un homme a risqué sa vie pour sauver votre enfant de la noyade.
♦ Stupéfaction  –  L’archange Gabriel vous apparaît soudain.
♦ Surprise  –  Vous recevez le cadeau dont vous rêviez depuis longtemps.
♦ Tendresse  –  Vous regardez un bébé s’amuser avec une peluche.

Amusez-vous!

Lorraine

Le cahier de régie

– Lulu, où dois-tu te placer au début de l’Acte 2?
– Euh… j’ai oublié… Près de la porte?
– Hmmm, il me semble que tu dois être déjà assise sur le sofa.
– Non, ça c’est à la fin de la scène 1!
– Mais non, voyons! Zut… À moins que… Non… Dites, les autres, y a quelqu’un qui se rappelle où Lulu devait se placer au début de l’Acte 2?

Frustrations, pertes de temps, insécurité pour tout le monde. Il y a tellement de déplacements à garder en mémoire! Bien sûr, si tous les comédiens pouvaient toujours se rappeler ce que vous leur montrez! Si seulement ils prenaient des notes, hein? Prendre des notes? Parlons-en, justement!

Le cahier de régie se compare au GPS de l’exploreur, à la maquette de l’architecte, au plan du menuisier. Il est INDISPENSABLE. Ce cahier se compose de deux parties importantes : la plantation de scène et le texte de la pièce.

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Concevoir votre cahier de régie est tout simple. Ayez d’abord en mains le texte de la pièce, copié seulement sur le recto des feuilles. Au verso de chaque page, reproduisez le schéma des principaux emplacements du plateau ainsi que des entrées et sorties – c’est ce qu’on appelle la plantation de scène. Ensuite, sur chacun de ces schémas, dessinez à l’encre les éléments de décor fixes : un carré pour la table, des demi-cercles pour les chaises, etc. Placez toutes les feuilles dans une reliure à anneaux.

En ouvrant votre cahier de régie, que voyez-vous? Un schéma à gauche et le texte à droite. Au fil du travail de scène, consignez au crayon, sur le schéma, les déplacements des comédiens en fonction du texte à droite. À l’aide de flèches numérotées, schématisez les mouvements de chacun d’un point à un autre. (Identifiez les flèches avec les initiales des comédiens correspondants, pour mieux vous y retrouver.) À chaque nouvelle page, reprenez là où vous vous êtes arrêté à la page précédente.

Avantages nombreux!

Les avantages d’un cahier de régie sont nombreux…

♦ Il vous facilite la tâche lorsque vient le temps de revenir sur des scènes déjà travaillées.

♦ Il vous aide à visualiser le plateau – si l’équilibre fait défaut (tout le monde joue du même côté, par exemple), le cahier de régie vous le montre.

♦ Il vous permet de constater les faiblesses quant aux jeux de scène – manque de variété, jeu statique, etc.

♦ Il devient un guide visuel pour les techniciens de son et d’éclairage, puisqu’il les aide à repérer les jeux de scène nécessitant des effets techniques particuliers.

♦ Il sera heureux de communiquer à votre remplaçant, lorsque nécessaire, tout le travail que les comédiens ont accompli!

Consignez les jeux de scène à l’avance!

Le cahier de régie comporte un autre avantage non négligeable : il permet d’alimenter les idées du metteur en scène.

Avant une répétition, ouvrez votre cahier de régie et lisez plusieurs fois la scène à travailler. Faites-vous une idée personnelle de ce segment du texte. Considérez une à une les répliques et interrogez-vous : « Par où Grand-mère devrait-elle entrer? Comment Renommée devrait-elle se placer pour dire telle réplique? Quelle position doivent-ils prendre? » Pas à pas, tracez au crayon le schéma de leurs déplacements sur votre plantation de scène. En marge du texte, inscrivez les mouvements utiles ainsi que les effets techniques que vous trouvez intéressants (se penche, croise les bras… spot bleu nuit… effet sonore…). Quand toute la scène est bien claire dans votre esprit et sur le papier, vous êtes prêt à rencontrer les comédiens!

Comme tout a été écrit au crayon, vous pourrez modifier des choses en cours de route. Cependant, le gros du travail est fait. Moins de pertes de temps en perspective!

Pour que les répétitions soient profitables, le metteur en scène doit avoir une longueur d’avance sur les comédiens. Chacun fait ses devoirs : les comédiens mémorisent leur texte à la maison, le metteur en scène « schématise » leurs déplacements à l’avance. Aux répétitions, ils fusionnent paroles et mouvements.

Vous trouverez ici un exemple de cahier de régie.

Voyez aussi:
♦ Jardin ou cour?
♦ Les aires de jeu
♦ Les positions sur la scène

Lorraine