Tous les articles par Chantal et Lorraine

Des histoires qui voyagent

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Par Chantal Bilodeau-Legendre

Un CD, une pièce

Alsace, 1997 ou 98.

Anne (du blog Choisis la vie) et son mari ont à cœur de raconter l’histoire de Josué sous forme de comédie musicale, avec la participation de plusieurs enfants. Pour l’occasion, Claire-Lise Schmidt, cousine d’Anne, compose plusieurs chants. De ce projet naîtra peu après le très beau CD Terre promise, produit par l’association française Laisse-moi te raconter .

Québec, 2004.

Les responsables de l’école du dimanche de mon église me donnent le CD Terre promise pour m’inspirer un projet de théâtre pour les enfants plus âgés de l’EDD. À plusieurs reprises, j’écoute les chants et lis les extraits du « journal » de Rahab, dans le livret accompagnant le disque. Des personnages prennent vie dans mon esprit, des dialogues résonnent dans ma tête. De ce disque naîtra peu après la pièce Terre promise, que vous trouverez dans nos pages.

Après avoir découvert notre script, Anne est entrée en contact avec moi. Elle a écrit : « C’est super de savoir que depuis, de nombreux enfants se sont approprié ces mêmes paroles [de chants] et se sont construit des souvenirs inoubliables en travaillant sur des scénarios successifs et divers. »

Le Seigneur fait voyager chants et textes par delà les océans. Il multiplie ses bénédictions, et je trouve ça génial!

À propos d’écriture

Le disque Terre promise est bien structuré. Les chants s’enchaînent de façon logique et présentent, avec des rythmes et des styles variés, la trame de l’histoire de Josué et de ses victoires en Canaan. Écrire une pièce « autour » de ces chants a été facile, en un sens, car je disposais d’un bon fil conducteur.

Mais quand on part de zéro, comment s’assurer de bâtir une pièce bien structurée, tenue par un bon fil conducteur? Les articles suivants vous donnent quelques éléments de réponse :

Alors, si le Seigneur vous met l’écriture à cœur, écrivez! Et qu’il fasse voyager vos récits!

 

Passera, passera pas?

 

« Après la pièce, j’ai demandé à des amis de me raconter l’histoire. C’est drôle, on dirait qu’ils n’ont rien compris. » – Drôle… ou tragique? 

Nous avions un message du tonnerre et les bonnes idées fusaient de partout. Nous étions sûrs de la direction de Dieu. Toute l’église nous appuyait. Le projet sentait la réussite à plein nez. Et pourtant, malgré tout l’enthousiasme et la bonne volonté du groupe, les amis n’ont rien compris à l’histoire. Que s’est-il passé? 

Au fil de la préparation d’une pièce, des forces déviatrices peuvent s’exercer. Elles risquent de détourner notre flèche de sa trajectoire. (Voir l’article sur la Le superobjectif et ligne d’action principale) Un peu à gauche, un peu au-dessus, et voilà la cible manquée. Manquée de peu, peut-être, mais manquée tout de même.

Photo de Engin Akyurt sur Unsplash.com

Voici quelques-unes de ces forces déviatrices ainsi que des pistes de solution pour vous assurer que le message de votre pièce atteint sa cible.

Texte confus

Cela va de soi: le texte de la pièce constitue un facteur déterminant pour la réussite du projet. Un texte mal bâti engendre la confusion dans l’esprit des spectateurs.

♦ Les idées sont désordonnées, sans suite logique.

♦ On n’y distingue pas la structure : introduction – nœud – dénouement.

♦ On n’y voit pas de ligne directrice.

♦ Un trop grand nombre de personnages interviennent sans raison.

♦ Quelques scènes hors contexte amènent notre attention ailleurs.

♦ Trop de tableaux rompent l’enchaînement des scènes.

Faites ce petit test : Racontez d’abord l’histoire à un ami. Si vous avez l’impression de tourner en rond, si vous devez passer par le sud pour vous rendre au nord, il s’agit probablement d’une histoire confuse.

Piste de solution. Si vous avez en mains un texte confus, changez de pièce! Mais parfois, les faiblesses d’un texte ne sont pas terribles : vous pourriez les rectifier, avec la permission de l’auteur. Quelques coupures et ajouts suffiront peut-être à offrir une histoire plus claire.  Et puis, jetez un coup d’oeil à notre dossier Écriture.

Absence d’un message central

Une pièce peut contenir une foule d’idées intéressantes, sans pour autant contenir de message central. Que veut-on communiquer, au juste? Supposons que notre cœur déborde de vouloir dire au spectateur que Dieu l’aime, que le sacrifice de Jésus suffit pour le sauver, que la Bible est la seule autorité du croyant, que la théorie de l’évolution ne tient pas, que Dieu désire guérir ses souffrances, qu’il ne sert à rien de prier les idoles et que la foi déplace des montagnes. Ouf! Dites-moi franchement : Croyez-vous que le spectateur réussira à réfléchir tous ces sujets à la fois?

Piste de solution. Si la pièce est ainsi construite, trouvez-en une autre. Il est important que les personnages progressent vers un seul dénouement, offrant aux spectateurs matière à réflexion. Prenez le temps d’explorer nos pièces!

Grand nombre de distractions

Le texte de la pièce a fait l’objet d’une analyse détaillée. Verdict : il est clair et ne comporte qu’un seul message central. Merveilleux! Nous l’entreprenons. Durant la représentation, certains spectateurs se grattent la tête, observant leurs voisins pour voir s’ils sont les seuls à perdre le fil de l’histoire… Qu’est-ce qui a bien pu les distraire?

♦ Les effets techniques l’emportent sur le jeu des comédiens ou sont difficiles à saisir.

♦ Les jeux d’éclairage sont prétentieux.

♦ Les pièces musicales coupent le fil de l’histoire.

♦ Le diaporama présente des images floues.

♦ La scène est mal éclairée.

♦ Les comédiens offrent une mauvaise élocution et leur jeu dramatique n’est pas sincère.

Piste de solution.  Durant la préparation de la pièce, assurez-vous que tous les détails mis en place sont justifiés, autant les effets techniques que les jeux de scène des comédiens. Le jeu d’éclairage n’existe pas pour susciter l’admiration mais pour rehausser l’émotion du personnage. La musique ne sert pas à assourdir le public mais à l’inviter à la réflexion. Un effet technique réussi ne se fait pas remarquer : il s’insère tout doucement dans l’histoire. Il est comme le bon sel, il rehausse simplement la saveur. (Connaissez-vous les 14 langages de théâtre?)

Le comédien se fait valoir

On peut manquer la cible lorsqu’un comédien fait des drôleries pour attirer toute l’attention sur lui. Au lieu de repartir avec le message bien en tête, le spectateur sortira en disant : « Comme il était drôle ce garçon! » Et on est passé à côté!

Piste de solution. Si le metteur en scène remarque qu’un comédien cherche à cabotiner durant les répétitions, il doit l’en aviser et redresser la situation. Il devrait d’ailleurs aborder la question du cabotinage à diverses occasions durant le projet, et insister sur la générosité et l’humilité dont chacun et chacune devrait faire preuve.

Objectifs personnels qui dévient

Comédien, metteur en scène ou technicien, nous avons des objectifs personnels en tête. Certains sont parfois très bons, mais d’autres s’écartent de l’objectif principal.

♦  «On a déniché un méga système d’éclairage pour 100 $. On se demandait quoi faire avec. Pourquoi ne pas monter une pièce de théâtre? »

♦  « On a une excellente chorale et plusieurs chants sont déjà prêts. On pourrait peut-être les inclure dans votre spectacle?»

♦  « Le théâtre, j’ai ça dans le sang! Partout où je passe, les gens se tordent de rire. Je suis sûr qu’une bonne blague bien placée, ça va réveiller votre monde. »

♦  « Ben, c’est que mon meilleur ami est dans votre groupe. J’ai décidé d’embarquer moi aussi. »

Piste de solution. Usez de discernement lorsque des personnes enthousiastes, créatives et bien intentionnées font des propositions pour concocter un spectacle ou « rehausser » une pièce. Curieusement, ce sont souvent les idées les plus attrayantes qui nous font dévier! N’acceptez pas d’emblée tout ce que l’on vous suggère. Prenez le temps d’y réfléchir et de bien le considérer. Dire non avec tact et douceur, en expliquant clairement les motifs de ce « non », est un art qui s’apprend. Certes, vous risquez de décevoir des gens, mais vous devez vous rappeler dans quel but et pour qui vous faites du théâtre.

Et si le message passait?

Tous les choix du metteur en scène doivent être justifiés. Pour être en mesure de passer un bon message par le théâtre, il doit comprendre ce qui appuie le message et ce qui l’en détourne. Laissons le spectateur partir avec une seule idée en tête, celle du message qui vient de traverser son cœur.

Bien entendu, tous les projets de théâtre ne seront pas parfaits, il y aura des erreurs de parcours. Reconnaître les forces déviatrices ne s’apprend pas du jour au lendemain! Mais il faut aller de progrès en progrès à cet égard, sans se décourager, en comptant sur le grand Metteur en scène pour nous guider dans notre travail!

Lorraine

Terre promise

14 personnages, une douzaine de figurants (Plusieurs rôles peuvent être joués par des garçons ou des filles. Certains comédiens peuvent interpréter plus d’un rôle.)

Texte de Chantal Bilodeau-Legendre. Rahab âgée raconte à sa jeune nièce Rebecca les événements qui ont marqué la conquête du pays de Canaan et qui ont permis qu’elle soit adoptée par le peuple d’Israël. Environ 1 h 30 avec les chants.

Pour télécharger le texte,  cliquez ici. Les chants indiqués dans cette pièce sont ceux du CD « Terre promise », des productions Laisse-moi te raconter.

Le jeu dramatique et les enfants – Questions/Réponses

Par Chantal Bilodeau-Legendre

J’ai écrit cet article en 1999, pour le compte des Éditions Parfam. Je vous le propose ici revu et modifié, avec la permission de l’éditeur.

Photo de Jessica Rockowitz sur Unsplash.com

J’aimerais bien faire de l’art dramatique avec ma classe d’école du dimanche, mais je ne sais pas de quelle manière. Avez-vous des idées? – Embêté

Cher Embêté,

Voici plusieurs idées à exploiter…

  • Les enfants aiment jouer l’histoire, voir et manipuler des marionnettes, faire des mimes et des pantomimes, chanter des chants avec des gestes.
  • Les adolescents aiment bien les sketches, les mises en situation, les jeux de rôles et l’improvisation.
  • Les lectures vivantes de récits bibliques ou autres sont aussi appréciées de tous, sans parler de la narration d’histoires!

L’idée de faire du théâtre avec mes élèves me fait un peu peur. Pour la comédie, je ne suis pas très douée. S.V.P. Rassurez-moi! – Mlle Perpétue

Chère Mlle Perpétue,

Allons, allons, il s’agit simplement de faire semblant! On est loin de la comédie professionnelle! Faites semblant d’être Ruth glanant des épis, ou Marthe s’affairant dans sa cuisine, ou encore une infirme que Jésus guérit… Ne craignez pas d’avoir l’air « ridicule » : les enfants ne vous examinent pas d’un œil critique. L’imaginaire des petits est facilement stimulé. Très vite, ils entreront dans le jeu avec vous, oubliant quelques moments qu’ils sont dans une classe. Avec vous, ils seront dans un champ d’orge, ou aux pieds de Jésus. Commencez tout doucement, et voyez comme les enfants donnent facilement libre cours à leur imagination! Laissez-vous inspirer par leur simplicité et leur spontanéité.

Comment puis-je amener mes élèves à jouer l’histoire? – Désireuse de savoir

Chère Désireuse de savoir,

Après avoir raconté l’histoire biblique, posez quelques questions aux enfants pour évaluer ce qu’ils ont retenu ou compris. Ensuite, distribuez les rôles et remettez aux jeunes quelques accessoires ou éléments de costume. Accordez-leur quelques minutes pour se préparer, puis invitez-les à reconstituer le récit. Les plus petits aimeront peut-être faire cet exercice avec des figurines ou des marionnettes. Les plus âgés voudront probablement assurer eux-mêmes la répartition des rôles et choisir leurs accessoires. Ou encore, invitez les jeunes à mimer ou à jouer le récit pendant que vous en faites la narration. Avec la pratique, vos élèves deviendront de vrais experts!

Important : Ne critiquez pas le jeu des enfants, mais laissez ces derniers s’exprimer de façon spontanée. Votre but est de les amener à donner vie à un récit en improvisant. Vous n’êtes pas en train de préparer une pièce de théâtre. Si vous voulez que vos élèves s’habituent à jouer l’histoire d’une semaine à l’autre, ils doivent avoir du plaisir à le faire et ne pas se sentir « jugés ».

Très souvent, les manuels d’école du dimanche contiennent des suggestions intéressantes pour aider les moniteurs à jouer l’histoire. Explorez aussi les sites internet offrant des conseils pour les animations bibliques.

Les mises en situation proposées dans les manuels d’école du dimanche ne conviennent pas toujours à mes adolescents, et j’aimerais en formuler moi-même. Auriez-vous des conseils pour m’aider? – M. Jolicoeur

Cher M. Jolicoeur,

Considérez les situations offertes dans les manuels comme des tremplins pour stimuler votre imagination. À mon avis, la discussion et l’observation sont deux moyens efficaces de trouver des situations qui toucheront VOS élèves. Parlez avec eux de ce qu’ils vivent, des problèmes qu’ils connaissent à l’école, à la maison, avec leur groupe d’amis. Pression des pairs, cyberintimidation, remise en question des valeurs familiales, mise en doute des vérités bibliques,  hypersexualisation, interrogations quant à leur avenir, souci de leur apparence, etc., voilà autant de choses qui préoccupent les jeunes.

Observez aussi leur comportement quand ils sont à l’église. Mais sachez qu’ils ne s’y conduisent pas du tout comme lorsqu’ils sont avec leur bande de copains! Il vous faudra peut-être sortir du cadre de l’école du dimanche pour les voir à leur naturel. Inspirez-vous du vécu réel des ados. Et puis, pourquoi ne pas leur demander leur avis sur les mises en situations que vous proposez? S’ils trouvent qu’elles ne sont pas assez réalistes, modifiez-les en considérant leurs commentaires. D’ailleurs, pourquoi ne pas leur demander de suggérer eux-mêmes des situations? Vous serez peut-être surpris des résultats!

Nous voulons jouer une pièce d’environ 30 minutes devant toute l’assemblée, à Pâques. Nous songeons à remplacer l’enseignement du dimanche matin par nos répétitions. Serait-ce bien? Qu’en pensez-vous? – Une monitrice bien intentionnée

Chère Monitrice bien intentionnée,

Puisque la Bible ne parle ni d’école du dimanche ni de théâtre, nous ne pourrions dire si votre projet est « bien » ou « mal ». Par contre, soyons réalistes! De combien de temps disposez-vous le dimanche matin? Trois quarts d’heure? Une heure? Une pièce d’une demi-heure exige plus de travail qu’un simple sketch! Une répétition, si l’on veut inclure un temps de prière, deux ou trois exercices de théâtre pour se mettre en train ainsi que le travail de scène, devrait durer au moins deux heures.

Au rythme de 50 minutes par semaine, il vous faudra plusieurs semaines de travail. Chaque fois, vous aurez eu à peine le temps de vous mettre en train qu’il vous faudra arrêter. À mon avis, les répétitions en dehors de l’école du dimanche, témoignent du sérieux des jeunes et de leur désir de servir Dieu par leurs dons et leurs talents.

Si vous ne pouvez répéter à un autre moment, limitez-vous à une courte saynète, plus facile à préparer. Les élèves pourraient arriver une quinzaine de minutes à l’avance afin d’y travailler. Si, après coup, ils ont aimé l’expérience, tentez une pièce plus longue. Vous trouverez dans les diverses rubriques de notre site de nombreux conseils pour vous aider dans votre projet.

Chaque année, à Noël, toutes les classes d’école du dimanche présentent un numéro : chant, sketch, pantomime, etc. La dernière fois, la petite Loulou a pleuré tout le long de son numéro. Loulou est dans ma classe maintenant, et j’ai peur qu’elle fasse la même chose à Noël prochain. Devrais-je l’inclure ou non dans notre programme? – Pacifique

Cher Pacifique,

Avant tout, observez bien Loulou en classe. Est-elle timide avec ses compagnons? Préfère-t-elle manipuler des marionnettes derrière un rideau, plutôt que de dire un texte devant tout le monde? Aime-t-elle les pantomimes en groupe? Évaluez ses forces et ses faiblesses, et trouvez-lui un rôle qui pourrait lui convenir. Peut-être serait-elle heureuse de simplement figurer dans un groupe de bergers, ou encore de faire partie d’une chorale. Le jour de la représentation, si elle refuse de venir à l’avant, n’insistez pas. Vous ne voulez pas la traumatiser une autre fois! Les parents seront peut-être déçus… mais considérez avant tout le bien-être de Loulou. Si vous désirez qu’elle gagne de l’assurance et prenne plaisir à s’exprimer par l’art dramatique, soyez patient, respectez son rythme, aidez-la à apprivoiser sa crainte… et priez pour elle. Et rappelez-vous : vie chrétienne ne rime pas avec performance!

J’aimerais incorporer l’art dramatique aux réunions du club, mais cela me semble compliqué! – Comment faire?

Cher Comment faire,

L’idéal est de faire de ce projet un travail d’équipe. Un théâtre de marionnettes a sa place auprès des jeunes enfants. Des adolescents seraient peut-être heureux de collaborer : fabrication d’un castelet, confection et manipulation de marionnettes, rédaction de textes, etc. Les sketches sont aussi des éléments intéressants à incorporer au culte des enfants : ils permettent de transmettre de façon dynamique et amusante les vérités bibliques que vous désirez enseigner. Mettez en scène des personnages bibliques ou contemporains, auxquels les petits pourront s’identifier. Entourez-vous de gens compétents pour rédiger les dialogues et les jouer.

Rappelez-vous toutefois que la simplicité sera une bonne alliée. Les enfants ne sont pas si exigeants… à condition que leur attention soit saisie. Il n’est pas nécessaire d’avoir un décor ou des costumes sophistiqués quand la saynète est captivante.

Nos élèves et nous faisons régulièrement du théâtre. Nos petites pièces improvisées de 5 à 10 minutes sont parfois si jolies que nous pensons en faire profiter toute l’église. Serait-ce à propos? – Dédé et Dodo

Chers Dédé et Dodo,

Quelle belle idée! Les parents sont toujours heureux de voir ce que leurs enfants apprennent à l’école du dimanche ou au club. Parlez-en à la personne responsable ou à votre pasteur. Si vos élèves se sentent à l’aise avec un tel projet, vous pourriez reprendre un ou deux récits, les répéter un peu et présenter un petit programme à toute l’assemblée. Il n’est pas nécessaire que tout soit fignolé à la perfection!

Je veux me constituer un « coffre aux trésors » dans lequel je mettrais divers accessoires pour faire du théâtre avec les jeunes du club biblique. Quels articles me seraient le plus utiles? – Célestine

Chère Célestine,

Voici des articles bien pratiques :

  • Longs pans de tissu : draps, nappes, serviettes (pour faire des tuniques, des capes, etc.)
  • Foulards : à nouer autour du cou, de la tête ou de la taille
  • Chapeaux, gants, ceintures…
  • Cordons et épingles à linge : pour draper les tissus de diverses façons
  • Bâtons : pour simuler canne, épée, cheval, etc.

Rangez le tout dans un vrai coffre, un contenant en plastique, une armoire ou un placard. Pliez, empilez, suspendez: ce sera important de tout remettre en ordre, après utilisation. Ainsi vous ne perdrez pas de temps à trouver ce dont vous aurez besoin lors de la prochaine séance de jeu.

Amusez-vous bien!

Les enfants aiment le jeu!

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Par Chantal Bilodeau-Legendre

L’art dramatique a sa place dans la classe d’école du dimanche, pendant les réunions du club biblique en semaine, ou au camp de vacances. En invitant les enfants à parler, à bouger et à inventer pour donner vie aux récits bibliques ou pour illustrer des principes de vie, nous les aidons à mieux les comprendre et à se les approprier. En faisant des mises en situation, les jeunes établissent des liens entre les enseignements qu’ils reçoivent et leur vie de tous les jours. Et tout cela s’opère par le jeu! Pour ces raisons, nous vous proposons diverses ressources qui vous aideront sûrement à faire du théâtre avec les enfants.

Dans l’article Le jeu dramatique et les enfants – Questions/Réponses, j’adopte la forme d’un « courrier » pour répondre à diverses questions relatives à l’activité théâtrale avec les jeunes : incorporer le théâtre à l’école du dimanche, trouver des sujets de mises en situation, aider un enfant timide, etc.

Bonne lecture!