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L’accessoire

Par Lorraine Hamilton

Les accessoires sont les objets que les comédiens manipulent sur la scène : un livre, une pancarte, etc. L’accessoiriste est la personne responsable de les trouver ou de les confectionner. À ce titre, il joue un rôle très important dans l’équipe.

 

♦ Les accessoires étant souvent nécessaires au début des répétitions (avant la musique ou l’éclairage), le metteur en scène en remet la liste à l’accessoiriste le plus tôt possible afin que les comédiens puissent les recevoir rapidement.

♦ L’accessoiriste veille également à l’approvisionnement des articles de coiffure et de maquillage durant la production et avant les représentations. Les comédiens l’informent de leurs besoins en cours de route.

♦ Les accessoires sont souvent manipulés, donc cassés… L’accessoiriste veille à en vérifier l’état avant les enchainements, la générale et les représentations.

De l’ordre s.v.p.!

♦  L’accessoiriste dresse une liste des articles requis par chaque personnage. Les listes serviront de feuilles de route durant la générale et les représentations.
♦  Avant chaque prestation, l’accessoiriste s’assure que tous les articles sont bien à leur place et les coche sur les feuilles après vérification.
♦  Il veille à ce que ceux qui doivent être sur scène (un manteau sur le portemanteau, un livre près du fauteuil, etc.) sont déjà en place. Les objets que les comédiens doivent avoir en mains en entrant sur scène sont groupés sur une table sous la liste de chacun des personnages. Cette façon de faire évitera bien des maux de tête au metteur en scène et aux comédiens.
♦ De plus, l’accessoiriste s’assure que les costumes et les articles de maquillage sont en ordre dans les loges. Entre deux scènes, c’est bien souvent l’agitation en coulisses. Si tout est bien organisé dans l’ombre, les comédiens seront probablement mieux disposés sous les projecteurs.

Avec ou sans micro?

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Par Lorraine Hamilton

En théâtre, les comédiens apprennent à parler sans micro. Mais soyons réalistes : les comédiens de nos églises ne sont pas des professionnels et l’acoustique de nos salles est souvent déficiente.

Alors, qu’est-ce qu’on fait?

Eh bien… Nous croyons que les micros nuisent à bien des égards au jeu des comédiens. En effet, ceux-ci doivent veiller à toujours être dans le « champ » des micros pour être bien entendus. Leur jeu et leurs déplacements risquent alors de manquer de naturel. De plus, les voix plus ou moins bien amplifiées sont inégales et ne manquent pas d’agacer les spectateurs.

Mais bon, si vous tenez à employer des micros, où les placerez-vous? Voici quelques idées – et quelques mises en garde.

En fond de scène

Placés en fond de scène, les micros captent et amplifient les bruits des coulisses. Si vous placez des micros à cet endroit, orientez-les vers l’avant de la scène et demandez aux comédiens de rester silencieux quand ils sont en coulisses.

À l’avant de la scène

Placés à l’avant de la scène, les micros capteront surtout ce qui se passe à l’avant, en plus d’être dans le champ de vision des spectateurs. À éviter.

Sur les côtés

Installés sur les côtés de la scène, les micros amplifient les bruits des entrées et des sorties des comédiens. Si vous placez des micros à ces endroits, vous devrez baisser le volume lorsque les comédiens feront des mouvements sur les côtés.

Sur des éléments de décor

Posés sur un meuble ou sur d’autres éléments du décor, les micros sont en danger! Les comédiens risquent de les heurter, surtout si la pièce comporte des déplacements rapides ou des scènes d’action.

Suspendus au plafond

Lorsqu’ils pendent du plafond, les micros sont très disgracieux et souvent trop éloignés des comédiens. Ils perdent en efficacité. Si vous optez pour ce choix, vous devrez travailler avec des micros de haute qualité afin d’avoir une amplification optimale.

Et les micro-casques?

Les micro-casques sont coûteux, et il vaut mieux ne pas en utiliser plus de deux ou trois à la fois. En effet, leur présence déploierait trop de fréquences et les canaux pourraient s’embrouiller.

En conclusion…

La technique de la projection de la voix demeure la plus efficace et aussi la plus intéressante, car elle laisse place à une expression dramatique plus énergique.

Trois approches de mise en scène

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Voici en quelques lignes la description de trois approches courantes de la mise en scène.

Approche dirigiste

L’approche dirigiste est plutôt autoritaire. Le metteur en scène établit ses propres exigences dès le départ et sa vision du résultat à atteindre est très claire. Par conséquent, il fait peu de compromis et ne se laisse pas influencer par le groupe. Il tranche toutes les décisions, autant techniques qu’artistiques.

Cette approche peut être sécurisante et favorable avec des comédiens inexpérimentés ou avec des enfants. Elle peut même s’avérer nécessaire dans le cadre d’un programme d’école du dimanche, par exemple, ou lorsque le temps dévolu aux répétitions est très limité.

Approche distanciée

En utilisant l’approche distanciée, le metteur en scène conserve toute son objectivité face à la pièce. Il agit surtout à titre de conseiller et cherche à ne pas influencer l’évolution du groupe. Il laisse ce dernier prendre son orientation et intervient pour commenter sa progression.

L’approche distanciée peut s’avérer profitable auprès de comédiens expérimentés faisant preuve d’une grande maturité. Elle est surtout employée dans le cadre des créations collectives.

Approche médiane

L’approche médiane se situe à mi-chemin entre les deux précédentes. Elle favorise la collaboration du groupe tout en conférant une pleine autorité au metteur en scène. Celui-ci a une vision très claire de la pièce, mais il choisit de la transformer au contact des comédiens et des techniciens. Le metteur en scène suscite des échanges au sein du groupe, tout en se réservant le dernier mot.

Cette approche génère un bon dynamisme, car elle met à profit les idées de tous. On l’emploie surtout avec un groupe ayant un minimum d’expérience, capable de bien fonctionner et faisant preuve de maturité.

Lorraine

Les 14 langages de théâtre

Tout parle en théâtre! En fait, quatorze langages appuient l’expression dramatique. Comédiens, metteurs en scène et techniciens peuvent exploiter ces langages avec créativité de manière à transmettre le mieux possible le message clé de la pièce. La plupart de ces langages fait l’objet d’un court article dans nos pages. Suivez les liens pour en connaître un peu plus!

Photo de Kyle Head sur Unsplash.com

Les langages du comédien

1. La parole – La parole doit être soignée et nette. On ne saurait trop insister sur l’importance de l’ar-ti-cu-la-tion. Il faut aussi savoir la projeter de manière à être bien compris par tous les spectateurs, même ceux de la rangée du fond. Quant au débit, sachez le maîtriser. La nervosité nous fait souvent parler trop vite. Or le public a besoin de bien saisir toutes vos paroles.

Pour cette raison, la parole doit être assaisonnée de silences. Une pièce sans silence ressemble à un texte sans ponctuation. On s’essouffle à la jouer – et le public se fatigue à la regarder. Cultivez les silences! Exploitez les silences! Abusez-en s’il le faut… mais ne passez jamais les silences sous silence!

2. Le ton – Chaque réplique est teintée de désirs et d’émotions, que nous exprimons par le ton. En habillant les répliques d’une « couleur » qui colle au caractère de son personnage, en appuyant sur les bons mots, on est en mesure de jouer son rôle avec plus de crédibilité.

3. Le geste – Exécuté avec ou sans paroles, le geste vient appuyer les mots – ou les silences. Contrairement au cinéma, où les moindres mouvements peuvent être portés à l’écran par un gros plan, on ne peut pas se contenter de petits gestes rapides, voire dissimulés, sans craindre qu’ils ne passent inaperçus dans la salle. Il faut donc privilégier les gestes amples et souples.

4. La mimique – Véhicule privilégié des sentiments, la mimique (ou expression du visage) parle souvent plus fort que la parole. Elle prend toute sa force, comme le geste d’ailleurs, dans les silences qui l’accompagne. À exploiter au maximum!

Le langage du metteur en scène

5. Le mouvement – Les déplacements sur scène relèvent du metteur en scène – et ils parlent, eux aussi, en ce qu’ils appuient les mots, les émotions, l’action même. En variant les entrées et les sorties, les va-et-vient, les rapprochements comme les mises en retrait, le metteur en scène évite le jeu statique. Même l’immobilité d’un personnage peut être éloquente, si cette immobilité est prévue, calculée, et ne trahit pas le manque de présence sur scène. (Nous vous suggérons de lire Les positions sur la scène.)

Les langages techniques

6. Le masque – Le masque est un accessoire associé au mime. Son emploi pousse à l’exploitation de l’expression corporelle et au développement d’un vocabulaire gestuel, l’acteur ne pouvant plus compter sur la parole et la mimique pour communiquer.

7. Le maquillage – Entre autres choses, le maquillage peut donner des indices quant à l’âge du personnage et à son état de santé.

8. La coiffure – Comme le maquillage, la coiffure peut révéler plusieurs détails au sujet du personnage : âge, statut social, caractère, émotions, etc.

9. Le costume – De la même façon, le costume informe les spectateurs quant à la nationalité, au statut social, au métier, etc. du personnage.

10. L’accessoire – Les accessoires sont les objets que les comédiens manipulent pour appuyer leur jeu.

11. Le décor – Le décor révèle au public le lieu, cadre et l’époque où l’histoire se déroule. Il renseigne aussi sur les personnages qui y évoluent.

12. L’éclairage – L’éclairage permet d’indiquer à quel moment de la journée se déroule le récit. Les effets spéciaux (couleurs, fade-in ou fade-out, etc.) servent à créer une atmosphère, à accentuer les moments forts du récit, ainsi qu’à traduire des émotions.

13. La musique – La musique peut aider à faire ressortir des émotions, des moments dramatiques, etc. Comme l’éclairage, elle peut créer une atmosphère. Le choix d’éléments musicaux appropriés requiert beaucoup de sensibilité.

14. Le bruitage – Le bruitage, comme l’éclairage et la musique, participe à la transmission du message. Il sert à mettre en relief les moments forts de l’histoire.

Quatorze langages possibles, mais il n’est pas nécessaire de les utiliser tous dans une même pièce – il serait même superflu de le faire! En effet, la plus grande simplicité mène souvent à la plus grande crédibilité.

Lorraine

L’intrigue

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Que vous souhaitiez écrire une histoire (sous forme de pièce ou autre), ou que vous désiriez « décortiquer » un récit pour mieux comprendre l’enchaînement de ses éléments, il est important de connaître la structure de l’intrigue.

(Et si le coeur vous en dit, jetez aussi un coup d’oeil à notre dossier Écriture!)

Une explication

Mais d’abord, qu’est-ce qu’une intrigue? Tout simplement, une suite d’actions unifiées par un thème. En voici une description très sommaire.

On commence par une situation initiale – comme si on plaçait des pions sur un échiquier. Cette partie est souvent de courte durée. Un événement déclencheur surgit, prétexte à l’action, et vient perturber l’équilibre du début. À cet événement en succède un autre, puis un autre… Ce sont les péripéties, qui constituent la plus grande partie de l’histoire, son « nœud ». Elles consistent en rebondissements, en conflits qu’on tente de régler, etc. Les péripéties s’enchaînent en un crescendo et finissent par atteindre un point fort (ou climax), qui correspond au moment de la pièce où l’émotion est la plus intense, d’habitude juste avant la fin. Ensuite, le dénouement présente la résolution de tous les conflits. C’est là que, d’habitude, les méchants sont punis et les gentils récompensés. Cette partie de l’intrigue devrait fournir aux spectateurs des réponses satisfaisantes à leurs questions. Elle ne dure pas très longtemps. Enfin, une dernière partie, plus courte encore, expose la situation finale : l’histoire se termine par un nouvel équilibre, retrouvé après toutes les péripéties et leur dénouement (Lucky Luke s’éloignant dans le soleil couchant, ou le ils-vécurent-heureux-et-eurent-beaucoup-d’enfants des contes).

Une illustration

Situation de départ

Il était une fois, dans un royaume fort éloigné, une jolie princesse… (Qui? Quoi? Où? Quand?)

Événement déclencheur

Un jour, la vilaine reine se rendit compte que… (Sans événement pour déclencher l’action… eh bien, il n’y a pas vraiment d’histoire!)

Péripéties

Alors la vilaine reine tendit un piège… Mais la princesse… Alors la reine se déguisa et… Heureusement, la marraine… Furieuse, la reine prit les grands moyens et… Alors, un valeureux jeune homme… (Et ainsi de suite, en un crescendo insoutenable.)

Point fort

Lorsque la reine ordonna à son dragon de calciner la princesse ligotée, le valeureux jeune homme, plus vif que l’éclair… (Apogée du crescendo)

Dénouement

Le valeureux jeune homme (qui était un prince déguisé) débarrassa le royaume de la vilaine reine. Celle-ci fut contrainte à laver les chemises de l’archiduchesse à perpétuité. (Bien fait pour elle!)

Situation finale

Le prince épousa la princesse, et ensemble ils gouvernèrent le royaume avec beaucoup de sagesse pendant très longtemps. (On essuie une larme. Tout est bien qui finit bien.)

Attention!

Il arrive qu’une histoire commence par la fin… On fait alors un retour en arrière, puis on revient dans le présent. Il existe en effet diverses façons de développer une intrigue. Nous vous avons présenté la façon traditionnelle.

Exercices

♦ Lisez une histoire et identifiez-en les divers éléments. (Vous pouvez faire la même chose à partir d’un film, d’un épisode de feuilleton télévisé, d’une émission pour enfants, etc.)

♦ Inventez une histoire en suivant la succession des éléments de l’intrigue. Commencez par quelque chose de très simple, pour le raconter à de jeunes enfants par exemple.

L’équipe TE