Le rire et les pleurs sont deux manifestations très courantes de nos émotions. Pourtant, ils sont souvent difficiles à rendre de façon crédible sur la scène. Et quoi de plus navrant qu’un rire mécanique ou des pleurs artificiels? Assez pour faire décrocher les spectateurs!
Je crois que l’observation demeure un moyen essentiel d’apprendre à jouer le rire ou les pleurs. Plus on examine « comment font les gens », plus on est en mesure de reproduire leurs actions avec sensibilité.
Je vous suggère de lire dans notre rubrique Interprétation l’article Le rire et les pleurs. Vous y trouverez des conseils et des techniques qui pourront surement vous aider dans votre interprétation.
Et pour vous mettre en train, jetez un coup d’œil sur un court métrage qui présente une hilarité générale dans le métro. La vidéaste Christine Rabette a réussi à montrer le caractère contagieux et bienfaisant du rire. En regardant ces images, je vous invite à observer les différentes « couleurs » dont le rire peut se revêtir: mimiques, sons, gestes. Cela pourrait vous inspirer. Amusez-vous!
Le théâtre de rue est une forme de théâtre particulière. On l’exerce dans des lieux achalandés, comme les centres commerciaux ou les places publiques. Les auditeurs visés sont occupés à autre chose (faire leurs courses, par exemple) et n’ont pas nécessairement le temps de s’arrêter pour regarder. Voici donc quelques points importants à considérer par rapport au théâtre de rue évangélique.
Simplicité
Fuyez le jargon évangélique et présentez avec clarté le message de la Bonne Nouvelle.
Pièces courtes
Enchainez plusieurs petites pièces, pour permettre aux auditeurs de s’en aller quand ils le veulent.
Attention au volume!
Le volume de vos paroles doit être fort pour attirer l’attention, mais pas trop, pour ne pas énerver les passants.
Travail d’équipe
Obtenez l’appui de deux groupes de collaborateurs : l’un vous épaulera dans la prière; l’autre se tiendra à l’affut et fera le suivi des spectateurs ayant manifesté un intérêt pour le message.
Prestation dramatique très, très bonne
Je crois que, parce que nous nous aventurons sur le territoire du diable, nous devons présenter un programme qui, sur le plan artistique, est le meilleur que nous puissions offrir. Nous pouvons être « fous » pour Christ, mais nous ne devons pas nous couvrir de ridicule – ni nous-mêmes, ni l’église que nous représentons – à cause de notre mauvaise préparation ou d’un travail artistique de piètre qualité.
Un moyen pour attirer
Le théâtre de rue peut servir à attirer des gens prêts à entendre un témoignage. De la même façon, vous pouvez vous servir de la musique pour amener une foule à votre théâtre. (Toutefois, faites attention aux droits d’interprétation des pièces d’autrui.)
Notre équipe fait-elle du théâtre de rue? Non. Nous l’avons décidé après mure réflexion parce que, d’une part, en tant que responsable du groupe, je ne suis pas appelé à ce ministère pour le moment, et d’autre part, je pense que l’équipe dans son ensemble n’était pas dotée des aptitudes particulières nécessaires. Le théâtre de rue est très différent du théâtre où les gens choisissent librement d’aller voir et entendre ce que vous faites. La préparation au théâtre de rue doit inclure une formation sur la manière de gérer les chahuteurs et les personnes hostiles.
Cela dit, si vous faites du théâtre de rue, assurez-vous que le Seigneur a mis ce désir sur votre cœur. Si vous avez l’appui nécessaire et l’appel, le théâtre de rue peut être un ministère très gratifiant.
Extrait de DramaShare Organizational Manual, publié par DramaShare (2000). Traduit et adapté par Chantal Bilodeau-Legendre, avec l’aimable autorisation de DramaShare.DramaShare nous a fourni le contenu de cet article afin que nos visiteurs puissent en profiter. Si vous croyez ces informations utiles à votre ministère de théâtre, nous vous encourageons à considérer la possibilité de soutenir DramaShare en devenant membre.
Je pense qu’un des secrets pour garder son calme consiste à se « dissocier » comme metteur en scène : quand on travaille avec des comédiens, on se concentre sur eux – pas sur l’éclairage, les accessoires ou les décors, ni sur la myriade d’autres détails qui pourraient causer beaucoup de stress!
Je tiens à me rappeler que, en tant que metteure en scène, mon mandat se termine après la générale. Je dois donner à mes comédiens tout ce dont ils ont besoin jusque-là – sinon je ne leur rends pas service! C’est important qu’ils sachent que j’ai confiance en eux. Bien entendu, cette confiance découle du fait que nous avons travaillé fort et que je leur ai beaucoup demandé pendant les répétitions. Je m’efforce d’ailleurs de rassurer mes comédiens : je ne les laisserai se rendre à la représentation que si je sens qu’ils sont prêts. Et si cela signifie des heures de boulot supplémentaires, eh bien! nous y mettrons le temps qu’il faut.
À la fin de la générale, je cherche à clore nos semaines de préparation d’une manière constructive. S’il reste quelques lacunes, je trouverai une façon positive d’influencer les acteurs en les encourageant à faire de leur mieux et à jouer de tout leur coeur, avec l’aide incommensurable de Dieu.
Je crois que les metteurs en scène ont la responsabilité de « bâtir » les comédiens, de les édifier, et non de les démolir. À mon avis, nous pouvons contribuer à édifier notre troupe en demeurant nous-mêmes motivés et calmes… Pleins d’énergie, oui, mais agités et énervés, non.
Les comédiens doivent avoir la conviction que nous comptons sur Dieu pour tous nos besoins de théâtre. Il vaut toujours mieux suivre la direction qu’il nous donne : c’est la meilleure. Quand Dieu est à la tête du projet, qui sommes-nous pour paniquer ou nous emporter?
Extrait de DramaShare Organizational Manual, publié par DramaShare (2000). Traduit et adapté par Chantal Bilodeau-Legendre, avec l’aimable autorisation de DramaShare.
C’était la générale. Les enfants venaient de revêtir leurs costumes, abandonnant cà et là sur les fauteuils de l’auditorium manteaux et chandails. Pourtant, je les avais prévenus : je ne voulais rien voir trainer! Alors d’une voix forte, j’appelle tous mes petits comédiens et je les réprimande : « Qu’on ramasse au plus vite! » (J’abrège ici, bien sûr…) Tous s’exécutent de bonne grâce. Peu après, une amie qui a assisté à la scène m’invite gentiment à garder mon calme. Quoi? Moi? Je m’étais emportée?… Faut croire que oui…
En y repensant, les musiciens, les chanteurs, les divers responsables et techniciens présents ce jour-là avaient-ils besoin d’entendre la metteure en scène faire des reproches publiquement à sa troupe? Poser la question, c’est y répondre.
Garder son calme. Pas facile. Lorsqu’on gère une équipe de comédiens, les occasions ne manquent pas de perdre son sang-froid. Mais en tant que croyants, nous sommes appelés à porter le fruit de l’Esprit (Galates 5.22). Ce fruit excellent n’est-il pas composé, entre autres vertus, de patience, de bonté, de douceur, de maitrise de soi? Il doit être bien visible dans notre vie! Et dans le cadre de notre ministère de théâtre, nos comédiens doivent en bénéficier les premiers.
Lisez ici quelques conseils pratiques pour vous aider à garder votre calme. J’espère que ces conseils vous seront profitables. Bien entendu, le mieux serait de ne pas en avoir besoin… 🙂
Avec Noël, Pâques est la fête religieuse la plus soulignée du milieu évangélique. Parce que Jésus est ressuscité, ses disciples ont bouleversé le monde, comme on le lit dans le livre des Actes. Plus encore, sans la réalité que Pâques souligne (Christ est vivant!), Noël n’aurait aucun sens. À quoi bon célébrer la naissance d’un homme qui prétendait donner la vie mais serait resté prisonnier de la mort? Mais voilà, Jésus a vaincu la mort, et ça change tout!
Les évangiles contiennent tant de richesses à ce sujet! Tant d’émotions sont évoquées: à l’angoisse et à la tristesse succèdent l’horreur, l’indignation et un profond chagrin, qui cède ensuite la place à l’émerveillement et à une joie débordante. Non mais, quel scénario! Trahison, reniement, humiliation, torture, souffrances, amour, pardon et un retour… un retour à la vie qui vient changer la « donne » pour les ennemis! Seuls Matthieu et Luc mentionnent la naissance de Jésus, mais les quatre évangélistes relatent sa mort et sa résurrection. Avec force détails. Alors, ne devrait-on pas parler deux fois plus de Pâques que de Noël?
Pourtant, les ressources théâtrales n’abondent pas pour cette fête. Si Noël se prête à toutes sortes de comédies musicales et saynètes, il n’en est pas de même pour Pâques. Il semble plus facile de mettre en scène l’histoire d’une naissance et des miracles l’ayant entourée, que de relater les événements sombres menant à la mort d’un innocent…
Bon, c’est une invitation plus ou moins directe à faire quelque chose pour combler cette lacune dans le milieu du théâtre évangélique! Notre dossier Pâques contient diverses ressoures, mais nous serions heureuses de l’enrichir!