Archives par mot-clé : Le jeu

Dossier Mimes

Vous trouverez ci-dessous plusieurs mimes ainsi que des liens utiles. Nous serons heureuses d’avoir de vos nouvelles si ces ressources vous sont utiles!  Si des liens ne sont plus fonctionnels, ou si vous connaissez d’autres ressources qui mériteraient de figurer ci-dessous, n’hésitez pas à nous écrire: theatre.evangelique@gmail.com.

En cliquant sur les titres, vous accéderez à une description plus détaillée.

  • La chaise – 3 personnages. Illustration du péché.
  • Cœur brisé – 2 personnages. Illustration de l’amour de Dieu.
  • Les deux maisons – 3 personnages, 1 lecteur. Illustration de la parabole du sage et de l’insensé qui construisent chacun leur maison.
  • Les mains – 2 groupes de comédiens, 1 lecteur. Illustration des torts que cause le péché.
  • Les masques – 2 personnages, 1 lecteur. Illustration de nos efforts pour tenter d’entrer en relation avec Dieu.
  • Le mur – 2 personnages, 1 lecteur. Illustration du péché qui nous sépare de Dieu.
  • Le pantin – Au moins 4 personnages. Illustration du fait que Jésus peut nous libérer des liens qui nous retiennent.
  • Le photographe – 3 personnages, 1 lecteur. Illustration du fait que Dieu regarde au cœur, non à l’apparence.
  • Le pont – 3 personnages. Illustration du gouffre qui nous sépare de Dieu et de la réconciliation que Jésus nous assure avec le Père.
  • La ronde des péchés – Au moins 7 personnages. Illustration du fait que Jésus a pris sur lui le poids de nos péchés.

Liens utiles menant à des sites externes

  • Mime info – Compilation d’ouvrages en français sur le mime.
  • La gestuelle des doigts et des mains – Informations utiles pouvant s’appliquer au mime. Article de Wikipedia.
  • Levangelisation.com – Plusieurs textes et articles sur la technique de mime et d’acteur.
  • Si vous lisez l’anglais, cet article pratique sur WikiHow pourrait vous initier à la technique du mime.
  • Les Productions du Témoin silencieux (au Québec) offre des cours de mime.
  • Sur des sites comme YouTube vous trouverez des vidéos de mimes en spectacle, de techniques de mimes, etc. Faites votre recherche en français, en anglais ou en espagnol: vous dénicherez de petites perles!

Articles parus dans nos pages

Besoin d’exercice?

Par Chantal Bilodeau-Legendre

Photo: Imagebase

Un jour que je me plaignais à Lorraine que mes jeunes comédiens n’étaient pas «dedans» durant les répétitions, elle m’a demandé s’ils «avaient du fun», comme on dit ici. J’ai dû reconnaitre que nos répétitions n’étaient pas très amusantes. Elle m’a rappelé l’importance du jeu… Je l’entends d’ailleurs me répéter : « Amusez-vous, amusez-vous, amusez-vous. »

Quand j’y repense, faire du théâtre, c’est jouer. Alors j’ai décidé de donner à mes répétitions une nouvelle tournure. Lorraine m’avait déjà initiée aux exercices de théâtre, j’en faisais régulièrement, mais mon équipe de comédiens n’avait pas vraiment de plaisir. Dès la rencontre suivante, j’ai proposé des exercices complètement fous… Résultat? L’ambiance s’est « dégelée », les jeunes ont ri, se sont détendus… et ont mieux joué.

Si vous incorporez déjà des exercices de théâtre dans vos répétitions, parfait! Sinon, commencez sans tarder! Vous verrez une grande différence, non seulement dans le jeu des comédiens, mais aussi dans leur disposition.

Lorraine a rédigé un article au sujet de l’importance des exercices de théâtre, dans notre rubrique Mise en scène. Voyez aussi la cinquantaine d’exercices qu’elle vous propose. Amusez-vous bien!

Voir aussi:
Enchainement rythmé: une étape essentielle

Méchant syndrome…

Par Chantal Bilodeau-Legendre

J’ai l’habitude de monter des pièces de mon cru, et je crois souffrir du « syndrome de l’auteure omnisciente ».

Les personnages que je crée sont toujours si vivants dans ma tête! Leur voix, leur « mentalité », même leur démarche – j’entends tout, je vois tout, je sais tout! Je n’ai qu’à dire à mes comédiens quoi faire! Je leur montre comment donner corps à ces créations de mon esprit. Je les guide presque pas à pas… Un peu trop, je pense.

En effet, en négligeant l’étape de l’étude de leurs personnages, je prive mes comédiens d’une réflexion préliminaire, essentielle au jeu dramatique sensible et intelligent. Oh! Je ne dis pas que mes comédiens jouent sans sensibilité ni intelligence! Non, mais ils n’explorent pas les personnages eux-mêmes, ils n’en font pas la connaissance eux-mêmes. Ils font ce que je leur dis (en règle générale) et, par conséquent, ils ont plus de difficulté à atteindre une interprétation naturelle, aisée, spontanée.

La traduction des articles de la série « Les cinq composantes de base de l’interprétation » m’aura été profitable à moi la première! Je vous les encourage à les lire et à les relire. Commencez par la première composante, RÉLÉCHIR. (La liste des articles apparait dans notre rubrique Interprétation.)

Si comme moi vous souffrez du syndrome de l’auteure omnisciente, je vous souhaite bonne guérison! 🙂

Les cinq composantes de base de l’interprétation (1) : RÉFLÉCHIR

Les articles de la série « Les cinq composantes de base de l’interprétation » sont tirés de DramaClub Training Manual (2002), © DramaShare 2002. Traduction et adaptation par Chantal Bilodeau-Legendre, avec l’aimable autorisation de DramaShare, www.dramashare.org.

D’habitude, dans les troupes de théâtre amateur de nos églises, voici comment démarre la production d’un programme : on remet le texte de la pièce aux comédiens, on distribue les rôles, puis on se lance aussitôt dans les répétitions. Cette méthode ne permet pratiquement pas d’exercer un ministère de théâtre digne de ce nom! Comme vous le constaterez, « Dire » est la dernière des cinq composantes de base de l’interprétation – la dernière étape.

Quand on se prépare en vue d’un rôle, on doit garder à l’esprit cinq mots clés, cinq concepts essentiels qui nécessitent réflexion et nous permettent de construire un personnage crédible. Les voici, dans l’ordre :

  • RÉFLÉCHIR
  • VOIR
  • RESSENTIR
  • SE DÉPLACER
  • DIRE

Personne ne pourrait jouer au meilleur de ses capacités s’il ne construit pas son jeu sur ces cinq composantes de base. Voyons la première.

RÉFLÉCHIR

Lorsque vous lisez un texte de théâtre, en comprenez-vous bien CHACUN des mots? Portez une attention particulière aux tirades de votre personnage, car ce dernier révèle des informations à son propre sujet par ses paroles et ses actions. Mais ne vous limitez pas à votre texte uniquement! Étudiez toute la pièce! Vous devez comprendre les interventions des autres protagonistes, afin de bien saisir la place qu’occupe votre rôle dans l’ensemble de l’histoire. Si vous n’êtes pas entièrement à l’aise avec chacun des mots, certaines tirades vous feront trébucher – que ce soit dans votre esprit ou pendant la représentation. Ou bien vous ne saisirez pas pleinement la dynamique de l’intrigue, c’est-à-dire les interactions de votre personnage avec les autres. Alors à votre première lecture, sortez votre dictionnaire et fouillez!

Tout en relisant le texte d’un bout à l’autre, posez-vous souvent cette question :

Qu’est-ce que mon personnage est en train de dire?

À chaque tirade, demandez-vous :

Quels sont les mots clés?

Appuyez sur les mots les plus importance et n’insistez pas sur ceux de moindre valeur. Découpez phrases et tirades en segments ou en « blocs », selon les idées. Soulignez les mots clés au crayon, à même vos feuilles, pour vous aider à mieux les aborder :

Encore quarante jours, et Ninive est détruite! (Jonas 3.4)

Le découpage des longues phrases en fonction des idées est essentiel, car vous devez déterminer à quels moments vous ferez une pause pour reprendre votre souffle. Bien des amateurs s’interrompent pour respirer seulement quand cela devient nécessaire, sans égard pour le sens de la phrase récitée. Comprenez bien ceci : chaque fois que vous faites une pause irréfléchie en plein milieu d’une phrase, vous interrompez la pensée des spectateurs. Lisez donc tout votre texte à voix haute et, dans chaque tirade, marquez les endroits où vous reprendrez votre souffle. Veillez à ce que chaque portion de texte à dire sur un même souffle ne soit pas trop longue, car le jour de la représentation l’augmentation de votre taux d’adrénaline sollicitera davantage d’énergie de votre part. Par ailleurs, en prenant le temps de respirer à certains endroits clés, vous aiderez les spectateurs à mieux saisir le caractère de votre personnage, sans créer de confusion dans leur esprit.

Ne vous hâtez pas : déclamez votre texte assez lentement de manière à vous assurer que chacune de vos propres pensées est claire.

Surtout, n’oubliez pas qu’au moment de la représentation, la nervosité risque de vous faire parler plus vite. Le mot d’ordre : RA-LEN-TIR.

Lisez la suite : Les cinq  composantes de base de l’interprétation (2) : VOIR.


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Jouer un personnage âgé

Cet article est tiré de Drama Club Training Manual publié par DramaShare (2002). Il a été traduit et adapté par Chantal Bilodeau-Legendre avec l’aimable autorisation de DramaShare. 

Il arrive souvent que les personnages d’une pièce soient âgés, et il faut jouer ces rôles avec sensibilité et tendresse. Mal interprétés, ces personnages risquent de devenir comiques ou pitoyables, alors que tel n’est pas le but. Bien interprétés, ils peuvent rapidement émouvoir le public. Nous croyons que la meilleure personne qui puisse tenir le rôle d’un vieillard est une personne âgée, car elle sait mieux que quiconque ce qu’est la vieillesse. Cependant, si un jeune comédien doit jouer ce rôle, il doit garder quelques principes en tête.

Photo de Mehdi Sepehri sur Unsplash.com

 

Observez!

On remarque chez les ainés, à divers degrés, une certaine hésitation dans leurs mouvements, une certaine raideur dans leurs gestes. Lorsqu’ils parlent, leur débit est parfois plus lent. Leur timbre de voix et leurs expressions faciales sont altérés. Bien qu’on cherche souvent à représenter les gens âgés comme des individus grognons et méchants, le fait est que la vieillesse amène avec elle une sorte de douceur, de vitalité, de couleur, de tranquillité d’esprit qui manquent aux plus jeunes.

Une règle importante à suivre quand on incarne une personne âgée : il ne faut pas banaliser, minimiser ou ridiculiser les ainés en tant qu’êtres humains simplement à cause de leur âge.

Témoignage et conseils

Le témoignage de Karl Wagner, collaborateur de DramaShare, contient des conseils judicieux.

Rappelez-vous que, pour représenter quelqu’un d’autre sur la scène, il faut comprendre cette personne. D’habitude, quand on est jeune, on ne peut pas s’imaginer ce que signifie être incapable de se lever ou de marcher. J’ai 58 ans et ma santé n’est pas bonne. Non seulement est-ce douloureux pour moi de faire un pas, mais c’est aussi laborieux. C’est comme si mes jambes ne suivent pas mes ordres. Je n’ai pratiquement pas d’équilibre. Si je dois me lever souvent, ça me prend du temps, car je redoute la douleur chaque fois. Une fois debout, pendant quelques moments mon corps hésite entre tomber et avancer d’un pas. Soulever un verre d’eau est difficile, non seulement parce que ma main peut se mettre à trembler, mais parce que je peux le laisser tomber sans faire exprès.

Il m’arrive aussi d’être embarrassé parce que je dois demander l’aide de quelqu’un pour sortir mes sacs de provisions de la voiture. À certaines occasions, des objets demeurent dans mon auto pendant des jours, jusqu’à ce que quelqu’un les sorte pour moi. J’ai de la difficulté à reprendre mon souffle. Ma mémoire n’est plus aussi bonne qu’avant. Parfois, une question toute simple peut nécessiter de ma part une réflexion intense avant que je puisse formuler une réponse.

Je vous raconte tout cela, non pour inspirer votre pitié, mais parce que, croyez-moi, bien des gens sont étonnés de tout ce que je peux réaliser. Récemment, je me suis allongé par terre à l’église pour réparer d’urgence une fuite de gaz. J’étais là, et il fallait agir. Jamais je ne baisserai les bras.

En fait, ce que je désire, c’est motiver les plus jeunes à vouloir comprendre.

Les personnes âgées ou handicapées cherchent à conserver leur dignité en dépit de l’âge ou de leurs handicaps. Il fut un temps où j’étais très fort. Je pouvais soulever des poids de 130 kilos. Je pouvais nager de 8 à 16 km avant le petit déjeuner. Je pouvais travailler à des dizaines de mètres en hauteur, sur des plateformes de 45 cm de large. Partout dans ma maison se trouvent des photos de mon passé. Sans cesse, je suis conscient de ce que j’étais; sans cesse, je suis conscient de ce que je suis maintenant.

Et voilà que je reprends mon discours de motivation! En tant qu’acteurs et actrices, cherchez à interpréter « avec vos tripes ». Fermez les yeux et portez attention à tous les petits mouvements que vous devez réaliser pour sortir d’un fauteuil. On ne fait pas que simplement sauter sur ses pieds! On saisit les bras du siège fermement. On se place de telle sorte qu’au moment de se lever, on a trouvé son équilibre. Pour moi, chacun de ces petits mouvements entraine de la douleur ou ressemble à celui d’une charnière rouillée. Ça fonctionne, mais c’est lent et pénible…

Lorsqu’on fait un pas, on doit reprendre son équilibre avant de faire le suivant. La plupart des personnes âgées ou handicapées deviennent plutôt habiles pour dissimuler les douleurs ou les problèmes les plus évidents, et ceux que l’on remarque sont les plus subtils. S’assoir procure habituellement un grand soulagement. S’assoir à plusieurs reprises implique chaque fois un bref moment où on s’adosse, soulagé, les yeux fermés un instant, comme pour savourer une victoire.

Les tâches les plus simples exigent souvent beaucoup d’efforts. Se brosser les dents, se peigner. Manger, boire un verre d’eau. Écrire avec un crayon ou un stylo. Se pencher pour ramasser quelque chose. Oh, mais il existe des exceptions! Ma mère a 86 ans, et vous ne lui en donneriez pas 40 si vous la voyiez! Elle marche et travaille tous les jours. Elle est en bonne santé – et plutôt alerte! Mais… il y a de ces petites choses moins évidentes. Écrire est plus difficile, et son écriture est moins fluide qu’avant. On remarque une hésitation quand elle se lève, un peu de tremblement dans ses gestes, dans sa voix. Elle souffre d’arthrite, aussi parfois ses mains lui font mal – ça se voit lorsqu’elle soulève ou vous tend un objet.

Photo de Jana Sabeth sur Unsplash.com

En conclusion, comme toujours en théâtre, il vaut mieux ne jamais en mettre trop. Ça ne donne rien. Ne tentez pas de simplement imaginer les sentiments ou les mouvements : essayez de les sentir vraiment. Rappelez-vous que la vieillesse ne se manifeste pas seulement dans le visage, mais dans les mains, les pieds, les bras, les jambes, etc. Les vieillards n’ont pas nécessairement le dos vouté ni la voix chevrotante…

Honorez-les par vos actions, dans votre jeu dramatique. Invitez d’autres comédiens à jouer le rôle d’une personne âgée, et considérez leur interprétation. Vous pourriez filmer la scène pour mieux examiner les gestes et avoir une meilleure perspective de ce qui se passe sur le plateau. Invitez même une femme ou un homme âgé à accomplir certaines actions sur la scène, afin que les jeunes comédiens puissent les observer et apprendre comment faire.

Votre serviteur en Christ

Karl Wagner

♦ Nous vous invitons à lire aussi la série Les cinq composantes de base de l’interprétation.


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