Adapter un texte biblique pour la scène
Depuis quelques semaines, je lis l’Évangile de Jean. J’observe le texte et je ressors toutes les occurrences de certains mots ainsi que leur contexte. Sans dictionnaire biblique ni commentaire : juste le texte et moi. Non pas que dictionnaires et commentaires soient inutiles, ou que j’aie acquis suffisamment de connaissances pour toujours m’en passer, mais je trouve rafraichissante cette approche des Écritures. Je ne m’appuie pas sur les réflexions d’autres penseurs : je peux penser moi aussi, car l’Esprit vit en moi! Je peux laisser la Parole me parler, car Jésus lui-même est Parole et, à ce titre, il… parle.
Une telle approche du texte biblique non seulement rafraichit mon âme, mais en plus stimule ma créativité. En effet, c’est après avoir lu et relu Jean 8 et 9 que j’ai écrit la pièce Il n’y a pas pire aveugle il y a quelques années. Et je vous suggère aujourd’hui une adaptation pour la scène de Jean 8.2-12, où des hommes tentent de piéger Jésus en l’incitant à condamner une femme pour son péché.
Je vous invite donc à lire Démarche pour une mise en scène (Jean 8.2-12), où je présente ma démarche. Le texte de cette courte pièce, Jésus libère de la condamnation, se trouvera aussi bientôt en format PDF dans notre rubrique Pièces.
Alain et Marion Combes du groupe Aventures proposent une narration vivante de ce même passage biblique. Voyez la vidéo sur leur site (cliquez sur VIDÉOS dans le menu à gauche, puis sur Interview Marion Combes + « la femme adultère » dans la cathédrale d’Albi). J’aime la sensibilité et la simplicité de cette forme de théâtre, où les acteurs donnent toute la place au message de la Bible!
En souhaitant vous inspirer pour l’écriture de vos propres pièces!
Chantal
Des projets pour l’été?
La semaine dernière, il a neigé. On a eu un bout de printemps en février, mars s’est pointé avec des giboulées, puis avril nous a fait un pied de nez en envoyant de gros flocons à plein ciel. Fleurs et feuilles coloraient déjà le paysage, les champs labourés étaient déjà chargés de promesses… et voilà qu’un voile blanc les a recouverts. C’était magnifique… mais un peu déprimant, j’en conviens. Mai s’installe à son tour, les outardes s’en retournent chez elles et nous saluent au passage. J’aime leur chant (enfin, leur cri est douce musique à mon oreille!). Dans mon cœur, je leur souhaite toujours un bon voyage – et je me souhaite un bel été!
Et le vôtre, votre été, commence s’annonce-t-il sur le plan théâtre? Si vous désirez faire du théâtre de rue, je vous invite à lire notre article à ce sujet. Vous y trouverez des conseils pratiques et des ressources. Les Productions du Témoin silencieux, un ministère situé au Québec et que j’ai présenté dans cet édito, nous a envoyé une publicité dernièrement. Cliquez sur l’image pour l’agrandir et lire plus facilement.
Si votre troupe ou votre église met sur pied des activités estivales exploitant l’expression dramatique (colonies de vacances, camps de jour, camp d’évangélisation, etc.), nous serons heureuses de les annoncer sur notre site!
Chantal
Méchant syndrome…
J’ai l’habitude de monter des pièces de mon cru, et je crois souffrir du « syndrome de l’auteure omnisciente ».
Les personnages que je crée sont toujours si vivants dans ma tête! Leur voix, leur « mentalité », même leur démarche – j’entends tout, je vois tout, je sais tout! Je n’ai qu’à dire à mes comédiens quoi faire! Je leur montre comment donner corps à ces créations de mon esprit. Je les guide presque pas à pas… Un peu trop, je pense.
En effet, en négligeant l’étape de l’étude de leurs personnages, je prive mes comédiens d’une réflexion préliminaire, essentielle au jeu dramatique sensible et intelligent. Oh! Je ne dis pas que mes comédiens jouent sans sensibilité ni intelligence! Non, mais ils n’explorent pas les personnages eux-mêmes, ils n’en font pas la connaissance eux-mêmes. Ils font ce que je leur dis (en règle générale) et, par conséquent, ils ont plus de difficulté à atteindre une interprétation naturelle, aisée, spontanée.
La traduction des articles de la série « Les cinq composantes de base de l’interprétation » m’aura été profitable à moi la première! Je vous les encourage à les lire et à les relire. Commencez par la première composante, RÉLÉCHIR. (La liste des articles apparait dans notre rubrique Interprétation.) Aussi, lisez les textes de Lorraine cités dans l’éditorial précédent.
Si comme moi vous souffrez du syndrome de l’auteure omnisciente, je vous souhaite bonne guérison!
Chantal
Petite série en vue…
Au cours des prochains jours (ou des prochaines semaines), nous publierons une série d’articles intitulée Les cinq composantes de base de l’interprétation, un article par composante. Le contenu est tiré du manuel de DramaShare, DramaShare Training Manual, pour lequel j’ai obtenu une autorisation pour la traduction et l’adaptation.
Voici les cinq composantes qui vous aideront à construire un personnage et qu’il faut aborder dans l’ordre : RÉFLÉCHIR, VOIR, RESSENTIR, SE DÉPLACER, DIRE. Remarquez bien que s’exprimer par le langage vient en dernier!
Lorraine a déjà rédigé des articles sur l’importance d’étudier son personnage avant de l’interpréter. Voyez notamment L’étude du personnage et Bio d’un personnage: cinq sens. Ces textes contiennent une foule de moyens pratiques pour donner une personnalité, une vie, voire un passé, à un personnage. La petite série que nous entreprenons s’inscrit dans le même ordre d’idées.
Ne vous hâtez jamais de jouer un personnage : la réflexion doit précéder le jeu. Si vous êtes comédien ou comédienne, l’étude préliminaire vous aidera à jouer avec une plus grande intelligence et une plus grande crédibilité. Si vous êtes metteur en scène, faites cette étude avec vos comédiens. Vos répétitions gagneront en efficacité! Alors sans plus tarder, découvrez la première composante de base, RÉFLÉCHIR.
Bonne étude!
Chantal
Joyeuses Pâques!
Je n’aime pas les crucifix. Les croix nues, oui, mais pas les représentations de Jésus sur la croix. Un crucifix, c’est un peu comme un arrêt sur image : « Jésus a souffert et il est mort. » Oui, c’est vrai, mais… l’histoire ne finit pas là! Jésus n’est plus sur une croix, couronné d’épines, le visage ensanglanté. Cette réalité, une croix vide me la rappelle : mon Sauveur est mort, mais il est revenu à la vie. Il a vaincu la mort!
À quoi se résume la bonne nouvelle de Jésus? Comme le dit Paul : « Je vous ai enseigné avant tout […] que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures, qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, et qu’il est apparu… »* à Céphas, aux 12, à 500 personnes, à Jacques, à Paul… Jésus n’est pas resté mort. Et c’est parce qu’il est revenu à la vie que la croix prend tout son sens. Si Jésus était resté dans le tombeau, ma foi serait inutile.
Comme je l’ai mentionné dans cet autre éditorial, s’il n’y avait pas eu sa résurrection, que l’on célèbre à Pâques, à quoi bon souligner la naissance de Jésus à Noël?
Alors, réjouissez-vous comme le font tant de croyants partout dans le monde : « Christ est ressuscité! Oui, il est vraiment ressuscité! »
Oh, et avant de vous laisser, je vous invite à lire cette belle histoire, publiée sur le blog Choisis la vie d’Anne : L’œuf de Jérémie. Une histoire à adapter pour la scène, peut-être?
Joyeuses Pâques!
Chantal
* Citation de 1 Corinthiens 15.3-6
