RSS Feed
déc 29

Un peu de technique

Posté le 29 décembre 2009 dans Éditorial

Freedigitalphotos-net SpotLa technique, ce n’est pas mon fort. Je préfère mettre l’accent sur le texte! Mais grâce à Lorraine, j’ai bien vu, par exemple, qu’une pièce musicale, insérée au bon moment, pouvait mettre en relief une scène importante et susciter chez le spectateur des émotions plus intenses. L’éclairage aussi peut s’avérer un outil puissant si on veut, disons, « isoler » une comédienne pendant son monologue ou créer une atmosphère feutrée, surréelle ou sinistre. 

Alors justement, à propos de technique, nous vous suggérons … 

Éclairage : Conseils généraux Deux adolescents responsables de faire l’éclairage d’une pièce montée par leur école nous demandent des suggestions. Nous leur avons donné quelques principes de base pour partir du bon pied!

Éclairage : Recréer le désert Un internaute nous a écrit pour nous demander des conseils : il voulait recréer le désert au moyen de l’éclairage. Vous trouverez ici la réponse de Lorraine, qui a consulté Hugo, notre crack de l’éclairage. 

Bruitage   Babillage de bébé, épées qui s’entrechoquent, carambolage d’automobiles… Vous trouverez ici quelques adresses où on peut trouver des trucs de bruitage, télécharger des bruits ou acheter des CD d’effets sonores. 

Bonne lecture! 

Chantal

jan 28

La bande sonore

Posté le 28 janvier 2009 dans Technique

Pendant un spectacle, ce sont surtout les images qui s’impriment dans notre mémoire. Notre cerveau est ainsi fait. Parmi tous les langages du théâtre, le son est celui que les spectateurs remarqueront le moins. On entend rarement de commentaires sur la qualité de la bande sonore. Sauf si elle était mauvaise.

 

La bande sonore (ou bande son) est invisible. Une pièce peut très bien exister sans elle. Cependant, puisque les sons sont indissociables de notre vie, ils existent aussi au théâtre. De simples bruitages possèdent un immense potentiel à susciter des images dans l’esprit des spectateurs. Pensez à des coups de tonnerre, à la sirène d’une ambulance… Pas besoin de tout voir pour imaginer! Parce qu’ils sont très illustratifs, les effets sonores constituent un formidable outil à la disposition du metteur en scène.

 

Le metteur en scène remet au régisseur la liste de ses besoins (extraits musicaux, bruitage, etc.) ainsi que l’ordre dans lequel les effets doivent se succéder. Le technicien réunit tous les éléments sonores sur une bande et, suivant les instructions du régisseur, il les « met en marche » au bon moment durant la pièce. Pour ce faire, il se sert d’une feuille de route fixée sur la console ou tout près, afin de n’avoir à manipuler que sa console, et non une pile de feuilles.

 

Le technicien doit veiller à ne pas faire subir aux spectateurs un début ou un arrêt trop brusque du son dans les haut-parleurs. C’est pourquoi il s’assure de toujours débuter en fade-in (montée de son lente et douce) et terminer en fade-out (descente de son lente et douce).

 

Bien entendu, le technicien doit toujours être très attentif à ce qui se déroule sur la scène! Avez-vous déjà entendu parler d’un technicien du son qui s’était endormi pendant un spectacle? Ou d’un autre qui n’a pas lancé la sonnerie du téléphone parce qu’il bavardait avec des copains? Ça arrive. Malheureusement, c’est quand ils ne sont pas au poste qu’on se rend compte de l’importance des techniciens! D’ailleurs, pensez toujours à les remercier après les représentations. Leur collaboration est précieuse.

   

 

Lorraine

 

jan 28

Avec ou sans micro?

Posté le 28 janvier 2009 dans Technique

lecteurs-intro-079

 

En théâtre, les comédiens apprennent à parler sans micro. Mais soyons réalistes : les comédiens de nos églises ne sont pas des professionnels et l’acoustique de nos salles est souvent déficiente. Alors, qu’est-ce qu’on fait?

 

Eh bien… Nous croyons que les micros nuisent à bien des égards au jeu des comédiens. En effet, ceux-ci doivent veiller à toujours être dans le « champ » des micros pour être bien entendus. Leur jeu et leurs déplacements risquent alors de manquer de naturel. De plus, les voix plus ou moins bien amplifiées sont inégales et ne manquent pas d’agacer les spectateurs.

 

Mais bon, si vous tenez à employer des micros, où les placerez-vous? Voici quelques idées – et quelques mises en garde.

 

En fond de scène

Placés en fond de scène, les micros captent et amplifient les bruits des coulisses. Si vous placez des micros à cet endroit, orientez-les vers l’avant de la scène et demandez aux comédiens de rester silencieux quand ils sont en coulisses.

 

À l’avant de la scène

Placés à l’avant de la scène, les micros capteront surtout ce qui se passe à l’avant, en plus d’être dans le champ de vision des spectateurs. À éviter.

 

Sur les côtés

Installés sur les côtés de la scène, les micros amplifient les bruits des entrées et des sorties des comédiens. Si vous placez des micros à ces endroits, vous devrez baisser le volume lorsque les comédiens feront des mouvements sur les côtés.

 

Sur des éléments de décor

Posés sur un meuble ou sur d’autres éléments du décor, les micros sont en danger! Les comédiens risquent de les heurter, surtout si la pièce comporte des déplacements rapides ou des scènes d’action.

 

Suspendus au plafond

Lorsqu’ils pendent du plafond, les micros sont très disgracieux et souvent trop éloignés des comédiens. Ils perdent en efficacité. Si vous optez pour ce choix, vous devrez travailler avec des micros de haute qualité afin d’avoir une amplification optimale.

 

Et les micro-casques?

Les micro-casques sont coûteux, et il vaut mieux ne pas en utiliser plus de deux ou trois à la fois. En effet, leur présence déploierait trop de fréquences et les canaux pourraient s’embrouiller. 

 

 

En conclusion…

La technique de la projection de la voix demeure la plus efficace et aussi la plus intéressante, car elle laisse place à une expression dramatique plus énergique.

 

 

Lorraine