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déc 29

Bruitage: Ressources utiles

Posté le 29 décembre 2009 dans Général, Technique

Puisque nous cherchons à réunir dans nos pages le plus possible de ressources en français, nous vous proposons uniquement des liens vers des sites francophones. Cependant, en saisissant par exemple les mots anglais free sounds, sound effects dans un moteur de recherche, vous aurez accès à de nombreuses pages intéressantes de sites anglophones.

Notre liste est loin d’être exhaustive, mais sûrement pourra-t-elle servir de point de départ à vos recherches. Et si vous croyez que d’autres sites utiles devraient figurer sur cette page, écrivez-nous : theatreevangelique@hotmail.com. Nous serons heureuses de considérer vos suggestions.

Pour commencer, un coup de cœur…

Kay-soundcollection.comKay Sound Collection vous propose des bruitages, foleys, ambiances, fonds d’air, effets spéciaux sonores libres de droits pour la postproduction de vos films (extrait de la page d’accueil).

Détails intéressants : L’inscription gratuite donne accès au téléchargement gratuit des bruitages offerts ainsi qu’à l’achat de bruitages de la sonothèque. On suggère même quelques livres sur la production d’effets sonores.

Et Chantal a particulièrement aimé… « Les Conseils du bruiteur » : quatre pages de trucs pour produire des sons divers : feu de cheminée, cheval au galop, vaisseaux futuristes, etc.

À visiter aussi…

Sound-fishing.netSound Fishing Bruitages met à disposition une base de données composée de milliers de bruitages et d’éléments de musique d’illustration à télécharger immédiatement. Différentes qualités de bruitages à des tarifs adaptés (bruitages gratuits, abonnements, bruitages payants) aux besoins et moyens de chacun (extrait de la page d’accueil). Jetez un coup d’œil aux Familles de bruitages, dans le menu à gauche.

Bruitages.tv – Bruitages et effets sonores en tous genres: avions, machine à coudre (sous toutes ses coutures!), chute d’objets, etc.  Pour tous les gouts! Site payant.

Universal-soundbank.com – Des centaines de sons classés par ordre alphabétique et par catégories. Site vraiment bien organisé!

Dinosoria.com – Ce site porte sur le monde animal – et particulièrement sur celui de la préhistoire. Dans la section Téléchargement, visitez la page Bruitage. Vous y trouverez des cris d’animaux et des bruits de la nature.

Ici (et cela se fait ailleurs, aussi!), on a réussi à « mettre en boîte » des cris de dinosaures. Faut le faire! :-) Blague à part, les « cris » de dinosaures peuvent faire des bruits de monstres intéressants!

Radins.com – Quelqu’un a fait une sélection pour vous! On trouve sur cette page des sites proposant bruitages audio, boucles et échantillons qui permettent par exemple de modifier les sons de Windows ou de sonoriser un site web ou un film. Formats proposés : surtout Way et MP3.

fév 25

Le ton

Posté le 25 février 2009 dans Interprétation

Vous a-t-on parlé du ton? Mais qu’attend-t-on? Et sur quel ton en parle-t-on? Sur un ton sérieux ou un ton léger? Sur un ton acerbe ou un ton plaisant? Sur un ton sévère ou un ton doux? Sur un ton dur ou un ton tendre? Sur un ton flatteur ou un ton sincère? Sur un ton grossier ou un ton aimable? Tant de tons racontent le ton, dit-on! Mais si l’on s’étonne de mon ton tonique, comment supportera-t-on mon ton tonnant?

 

Une grande partie de la communication verbale passe par le ton de la voix. C’est d’ailleurs grâce au ton que je peux deviner si mon interlocuteur est aimable ou glacial, s’il est sincère ou ironique, si son humeur est bonne ou maussade.

 

 

Le ton est la qualité sonore d’une voix, en fonction de sa hauteur, de son intensité et de son timbre. Le ton est la façon de parler, qui révèle un sentiment, une intention ou qui est adaptée à une situation. (Antidote)

 

 

Comment trouver le ton?

Il n’existe pas de règle fixe pour donner à un personnage le ton approprié. Imprégnez-vous du texte. Répétez, répétez et répétez! Chaque tirade contient des idées enveloppées d’émotions. Aussi, assimilez vos tirades, en réfléchissant bien au sens des mots. Tenez compte des différentes nuances et variations dans votre texte : silences, rythme, énumérations, hésitations, etc. Le sens juste mène au ton juste.

 

Voici toutefois trois exercices importants qui vous aideront à y parvenir.

 

1. L’étude du caractère du personnage est le point de départ. (Lisez à ce sujet l’article L’étude du personnage). Grâce à cet exercice, on crée une « histoire » au personnage (âge, éducation, intérêts, etc.), qui permet de lui donner un ton général.

 

2. L’étude des diverses situations de chaque scène aide ensuite à teinter le ton d’une façon plus précise : situation urgente, détendue, inquiétante, etc.

 

3. Finalement, l’humeur ou l’émotion vécue dans chaque situation raffine le ton : amour, crainte, mépris, peur, tristesse, joie…

 

Exemple  M. Prudent, le personnage principal de la pièce Zone de sécurité, est rempli d’enthousiasme pour les projets de l’église, mais il connaît beaucoup d’insécurité : tantôt il est tout feu tout flammes, tantôt il a peur de se mouiller les pieds. Le ton de sa voix changera selon les situations qu’il vit : on sentira tantôt la détermination, tantôt l’hésitation et la crainte.

 

Appuyer sur les bons mots

De façon générale, l’idée précède les mots. L’idée se traduit en mots, et non le contraire – sauf pour des cas particuliers, comme la colère où, il arrive que les paroles précèdent les idées incohérentes.

 

Bien souvent, une phrase peut se résumer en un ou plusieurs mots clé. Sachez identifier ces mots clés, car c’est sur eux qu’il faut appuyer. Vous trouverez donc utile, sur votre copie du texte, de souligner les parties de chaque phrase que vous voulez mettre en évidence. C’est très personnel! Une interprétation se distinguera d’une autre, selon qu’on choisit de privilégier tel mot clé plutôt que tel autre.

 

Exemple  Dans le texte ci-dessous (extrait de Job 11.19 à 12.4), j’ai souligné les mots qui me semblent ressortir particulièrement. Mon choix a été motivé par le caractère de chaque personnage, la situation et l’émotion. Lisez ce texte à voix haute, d’abord sur un ton neutre, ensuite en mettant l’accent sur les mots soulignés. Sentez-vous la différence?

 

Tsophar: Tu te coucheras sans que personne ne te trouble. Mais les yeux des méchants seront consumés; pour eux point de refuge. La mort, voilà leur espérance!

Job:          On dirait, en vérité, que le genre humain c’est vous, et qu’avec vous doit mourir la sagesse. J’ai tout aussi bien que vous de l’intelligence, moi. Je ne vous suis point inférieur. Et qui ne sait les choses que vous dites? Je suis pour mes amis un objet de raillerie.

 

À éviter…

L  Les clichés – ils déforment les émotions. Un cliché classique : pleurer en faisant des trémolos avec sa voix.

 

L  Les phrases chantées – on pourrait les transcrire sur une portée musicale! Très énervant à entendre.

 

L  Les phrases mécaniques – prononcées sans variation de ton, on dirait qu’elles sortent de la bouche d’un robot.

 

 

Exercice

Amusez-vous avec différents tons! Écrivez sur des bouts de papier les tons énumérés plus bas. Choisissez une phrase sans trop de signification, comme celles suggérées ci-dessous. À tour de rôle, les participants tirent au hasard un bout de papier puis montent sur scène pour dire la phrase sur le ton demandé.

 

Exemples de phrase : Où étiez-vous? = Je l’ai vu = Vous ne pouvez pas entrer = Répète, s’il te plait

 

À dire sur un ton… résolu = tranchant = menaçant = sévère = froid = sec = doux = affectueux = grossier = sage = grave = rageur = sournois, = flatteur = hautain = dédaigneux = naïf = surpris = effrayé = piteux = triste = tragique = embarrassé = ému = triomphant = boudeur = timide= hésitant = pieux = amoureux = ironique = ému = cérémonieux = impatient = haineux = joyeux

 

 

Lorraine

 

fév 12

L’air qui porte la flèche

Posté le 12 février 2009 dans Éditorial

fleche

Dans l’article Le silence (rubrique Interprétation), Lorraine développe l’importance d’exploiter les silences à bon escient sur la scène. On n’insistera jamais assez là-dessus! Voici une illustration de la force du silence.

 

Imaginez la scène. Jésus entre dans la cour du Temple. Un groupe d’élèves s’assemble autour de lui. Il s’assoit et se met à enseigner. Tous boivent ses paroles. L’un ou l’autre pose une question, ou répond à celles du Maître. Le sujet de la leçon? Seule la classe le sait.

 

Soudain, un brouhaha interrompt la leçon. Des chefs religieux arrivent en trombe, traînant une femme aux vêtements en désordre et au regard affolé. Ils l’ont surprise avec un homme qui n’est pas son mari, et ils ont juré sa perte.

 

– Maître, la Loi de Moïse nous ordonne de tuer à coups de pierres ce genre de femmes. Et toi, quel est ton jugement là-dessus?

 

Lire la suite… 

 

 

fév 4

La mimique

Posté le 4 février 2009 dans Interprétation

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Hector n’aime pas l’huile de foie de morue.

Il te l’a dit?
– Non, mais tu aurais dû voir la grimace qu’il a faite quand il en a pris!

 

 

 

 

Jean-Jacques Courtine disait : « La mimique est à la tête ce que les gestes sont au corps : une manière de signifier par le mouvement. » La mimique est le mouvement visible du visage. Elle est  le véhicule privilégié des sentiments.

 

 

Bien souvent, les mots sont superflus pour exprimer la joie, le chagrin, l’horreur, la peur, l’inquiétude… Notre visage « parle ». Pour cette raison, la mimique en tant que langage de théâtre sert à appuyer les émotions ou les pensées qui animent le personnage. Elle peut accompagner les mots, mais pas nécessairement. En fait, bien exploitée durant un silence, la mimique est un moyen d’expression efficace et puissant.

 

Cependant, pour que la mimique exprime avec justesse une émotion, il faut se concentrer non sur l’émotion elle-même, mais plutôt sur la situation (personne, action) qui provoque l’émotion. Par exemple, au lieu de se dire : « Il faut que je montre que j’ai peur! Je dois donner à mes traits l’expression de la peur! » et d’essayer de se fabriquer une sorte de masque de peur, on doit penser au pourquoi de la peur à exprimer : « Une mygale grimpe le long de mon bras!!! » D’ailleurs, l’expérience le démontre : le comédien qui désire interpréter son rôle avec sensibilité mais qui se concentre seulement sur l’émotion elle-même sera vite découragé. Son jeu manquera de naturel et de profondeur.

 

Exercice

Exprimez par une mimique, donc sans paroles et sans gestes, les émotions suivantes, suscitées par les situations indiquées.

 

® Adoration    Jésus revient sur des nuées.

® Affolement    Votre enfant vient d’avaler un sou et commence à s’étouffer.

® Bouleversement    Une maison est emportée par un glissement de terrain.

® Colère    Votre enfant vous insulte.

® Compassion    Un aveugle trébuche sur le trottoir.

® Consternation    Le feu est en train de détruire vos plus beaux souvenirs.

® Dédain    Il y a une mouche au fond de votre bol de soupe!

® Douleur    Vous avez soudain une crampe au mollet.

® Effarement    Une navette spatiale explose dans les airs.

® Embarras    Deux femmes font de la médisance près de vous.

® Émerveillement    Vous contemplez un magnifique feu d’artifice.

® Excitation    À l’aéroport, vous attendez l’arrivée de votre frère, absent depuis dix ans.

® Fierté    On décerne à votre femme une médaille de bravoure.

® Indignation    Vous entendez un adolescent menacer un petit de huit ans.

® Inquiétude    Sous vos yeux, un incendie ravage un immeuble à logements.

® Joie    Une amie vous annonce qu’elle a placé sa confiance en Jésus.

® Perplexité    Vous garez votre voiture devant deux panneaux contradictoires.

® Peur    Une voiture se dirige droit sur vous à toute vitesse.

® Pitié    Un sans-abri mendie son repas dans la rue.

® Quiétude    Vous contemplez un magnifique coucher de soleil.

® Reconnaissance    Un homme a risqué sa vie pour sauver votre enfant de la noyade.

® Stupéfaction    L’archange Gabriel vous apparaît soudain.

® Surprise    Vous recevez le cadeau dont vous rêviez depuis longtemps.

® Tendresse    Vous regardez un bébé s’amuser avec une peluche.

 

Lorraine

jan 28

Les 14 langages de théâtre

Posté le 28 janvier 2009 dans Mise en scène

Tout parle en théâtre! En fait, quatorze langages appuient l’expression dramatique. Comédiens, metteurs en scène et techniciens peuvent exploiter ces langages avec créativité de manière à transmettre le mieux possible le message clé de la pièce. Chacun de ces langages fait l’objet d’un court article : cliquez sur les liens correspondants pour en connaître un peu plus.

 

Les langages du comédien

 

1. La parole – La parole doit être soignée et nette. On ne saurait trop insister sur l’importance de l’ar-ti-cu-la-tion. Il faut aussi savoir la projeter de manière à être bien compris par tous les spectateurs, même ceux de la rangée du fond. Quant au débit, sachez le maîtriser. La nervosité nous fait souvent parler trop vite. Or le public a besoin de bien saisir toutes vos paroles.

 

Pour cette raison, la parole doit être assaisonnée de silences. Une pièce sans silence ressemble à un texte sans ponctuation. On s’essouffle à la jouer – et le public se fatigue à la regarder. Cultivez les silences! Exploitez les silences! Abusez-en s’il le faut… mais ne passez jamais les silences sous silence!

 

2. Le ton – Chaque réplique est teintée de désirs et d’émotions, que nous exprimons par le ton. En habillant les répliques d’une « couleur » qui colle au caractère de son personnage, en appuyant sur les bons mots, on est en mesure de jouer son rôle avec plus de crédibilité.

 

3. Le geste – Exécuté avec ou sans paroles, le geste vient appuyer les mots – ou les silences. Contrairement au cinéma, où les moindres mouvements peuvent être portés à l’écran par un gros plan, on ne peut pas se contenter de petits gestes rapides, voire dissimulés, sans craindre qu’ils ne passent inaperçus dans la salle. Il faut donc privilégier les gestes amples et souples.

 

4. La mimique – Véhicule privilégié des sentiments, la mimique (ou expression du visage) parle souvent plus fort que la parole. Elle prend toute sa force, comme le geste d’ailleurs, dans les silences qui l’accompagne. À exploiter au maximum!

 

Le langage du metteur en scène

 

5. Le mouvement – Les déplacements sur scène relèvent du metteur en scène – et ils parlent, eux aussi, en ce qu’ils appuient les mots, les émotions, l’action même. En variant les entrées et les sorties, les va-et-vient, les rapprochements comme les mises en retrait, le metteur en scène évite le jeu statique. Même l’immobilité d’un personnage peut être éloquente, si cette immobilité est prévue, calculée, et ne trahit pas le manque de présence sur scène.

 

Les langages techniques

 

6. Le masque – Le masque est un accessoire associé au mime. Son emploi pousse à l’exploitation de l’expression corporelle et au développement d’un vocabulaire gestuel, l’acteur ne pouvant plus compter sur la parole et la mimique pour communiquer.  

 

7. Le maquillage – Entre autres choses, le maquillage peut donner des indices quant à l’âge du personnage et à son état de santé.

 

8. La coiffure – Comme le maquillage, la coiffure peut révéler plusieurs détails au sujet du personnage : âge, statut social, caractère, émotions, etc.

 

9. Le costume – De la même façon, le costume informe les spectateurs quant à la nationalité, au statut social, au métier, etc. du personnage.

 

10. L’accessoire – Les accessoires sont les objets que les comédiens manipulent pour appuyer leur jeu.

 

11. Le décor – Le décor révèle au public le lieu, cadre et l’époque où l’histoire se déroule. Il renseigne aussi sur les personnages qui y évoluent.

 

12. L’éclairage – L’éclairage permet d’indiquer à quel moment de la journée se déroule le récit. Les effets spéciaux (couleurs, fade-in ou fade-out, etc.) servent à créer une atmosphère, à accentuer les moments forts du récit, ainsi qu’à traduire des émotions.

 

13. La musique – La musique peut aider à faire ressortir des émotions, des moments dramatiques, etc. Comme l’éclairage, elle peut créer une atmosphère. Le choix d’éléments musicaux appropriés requiert beaucoup de sensibilité.

 

14. Le bruitage – Le bruitage, comme l’éclairage et la musique, participe à la transmission du message. Il sert à mettre en relief les moments forts de l’histoire. 

 

 

Quatorze langages possibles, mais il n’est pas nécessaire de les utiliser tous dans une même pièce – il serait même superflu de le faire! En effet, la plus grande simplicité mène souvent à la plus grande crédibilité.

 

 

Lorraine