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sept 12

Une comédie musicale pour Noël?

Posté le 12 septembre 2009 dans Article, Noël, Théâtre et foi

Septembre est arrivé, les vacances sont finies pour tout le monde – ou presque – et il faut penser au programme de Noël, si ce n’est pas déjà fait. Clubs bibliques, école du dimanche, groupe de jeunes… plusieurs, dans l’église et ailleurs aiment organiser quelque chose de « spécial » à l’occasion de Noël. Et puis, soyons francs : bien des personnes qui ne mettent que rarement les pieds à l’église y viennent volontiers pour assister à une pièce de théâtre dans laquelle Choupinette ou Berlingot joue un rôle! En explorant notre site, vous trouverez quelques pièces ainsi que des liens externes qui sauront sûrement vous inspirer pour préparer Noël. 

Nous cherchons à savoir ce qui ce fait dans le domaine du théâtre au sein du monde évangélique francophone, afin de regrouper au même endroit (dans nos pages web!) le plus de ressources et de liens possibles. Quand on a un coup de cœur, on le partage! C’est pourquoi je vous propose d’aller visiter le site du Théâtre de la Présence lanaissance.org pour découvrir (ou redécouvrir) une comédie musicale tout à fait originale : « La naissance ». Une belle collaboration de Frank Debeaud et Kathryn Baxter.

L’histoire en quelques mots : « Nazareth, l’an zéro… Après un mariage sauvé de justesse Joseph et Marie, partent à Bethléem pour y être recensés. Marie est enceinte et sur le point d’accoucher. Le couple part alors en quête d’un logement et fait, au cours de son périple, d’insolites rencontres : un colporteur de souvenir, un voleur célèbre, une employée de mairie… Pendant ce temps, quelque part en Orient, trois mystérieux mages et leur apprenti suivent une étoile plus brillante que toutes les autres … » (extrait du synopsis). Vous l’aurez deviné, de nombreux anachronismes se glissent dans le récit biblique, lui donnant une touche à la fois humoristique et contemporaine. La douzaine de chants composés pour cette comédie présentent des rythmes variés et accrocheurs. Un CD a d’ailleurs été produit, disponible à cette adresse : sephoramusic.com où vous pouvez en écouter des extraits.

Jetez aussi un coup d’œil aux extraits vidéo et aux nombreuses photos publiées sur le site lanaissance.org. Comme je trouve inspirantes de telles images! Quand on prend le temps de les observer (et je parle ici de façon générale – faites de même avec les photos de notre propre site!), surgissent alors dans notre esprit des idées nouvelles de décor, de costumes, de jeux de scène…

Le Théâtre de la Présence, c’est aussi un spectacle-lecture conçu d’après le livre de Martin Luther King, La force d’aimer. Une formule créative et très actuelle. Faites un petit détour à cette adresse : laforcedaimer. Ça pourrait vous inspirer pour un programme théâtral ultérieur!

Dans mon coin de pays, les arbres commencent tout doucement à revêtir leurs atours d’automne. L’hiver n’est plus très loin. Noël non plus. Je vous souhaite de belles trouvailles en vue de cette fête. Et si vous aussi, vous avez des coups de cœur, partagez-les-nous!

Chantal

juin 27

Appel à tous!

Posté le 27 juin 2009 dans Théâtre et foi

Cette comédienne a le feu sacré, entend-on parfois. Par ces mots, on désigne la passion intérieure, l’enthousiasme, l’inspiration qui l’animent. Avoir le « feu sacré » en théâtre est souvent très exaltant – on joue comme habité par son personnage, porté par un élan, et c’est « magique » chaque fois qu’on monte sur les planches.

Le théâtre avait cet effet « magique » sur moi à l’adolescence. Cependant, lorsque j’ai embrassé la foi chrétienne, un autre feu s’est allumé dans mon cœur. Après un certain temps, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas entretenir deux feux en même temps. Inévitablement, l’un des deux allait être négligé… et je craignais, si je poursuivais des études exclusivement en théâtre, d’être poussée à faire des compromis avec mes valeurs nouvelles.

Parvenue à un carrefour dans mes études, j’ai opté pour une profession plus « sérieuse » en me disant que, diplôme en poche, j’allais pouvoir quand même faire du théâtre comme un à-côté. Avec les années, j’ai découvert que je pouvais vraiment faire du théâtre, sans faire de compromis avec ma foi. Mais au début, dans mon petit patelin, j’étais plutôt isolée et à court de moyens…

Je suis certaine de ne pas être la seule à avoir vécu une telle situation. Encore aujourd’hui, d’autres vivent un dilemme semblable: comment assujettir ses talents à ses convictions? Je crois que nombreux sont les croyants qui, animés d’un feu pour le Seigneur, brûlent de l’exprimer par le moyen du théâtre – ou par toute autre forme d’expression artistique (mime, manipulation de marionnettes, danse, etc.). Mais où sont les « petites communautés » qui partagent cette double passion?

Grâce au vaste réseau de communication et d’échanges qu’est internet, Lorraine et moi avons commencé à recenser quelques groupes ayant un ministère de théâtre dans la Francophonie. Certaines de ces troupes offrent des représentations, d’autres de la formation. De confessions diverses, elles sont indépendantes, ou bien associées à des églises. Notre premier « recensement » apparaît sur la page Annuaire de ministères d’expression dramatique à caractère évangélique, dans la rubrique Ressources.

Cet annuaire est très modeste, mais il ne demande qu’à s’enrichir. Et nous avons besoin de vous! Écrivez-nous à theatreevangelique@hotmail.com pour nous aider à augmenter la liste de nos trouvailles! Merci à l’avance!

Chantal

mai 20

Des histoires qui voyagent

Posté le 20 mai 2009 dans Théâtre et foi, Écriture

bigfoto-com-balloons-8e1Alsace, 1997 ou 98. Anne (du blog / choisislavie) et son mari ont à cœur de raconter l’histoire de Josué sous forme de comédie musicale, avec la participation de plusieurs enfants. Pour l’occasion, Claire-Lise Schmidt, cousine d’Anne, compose plusieurs chants. De ce projet naîtra peu après le très beau CD Terre promise, produit par l’association française Laisse-moi te raconter .

 

Québec, 2004. Les responsables de l’école du dimanche de mon église me donnent le CD Terre promise pour m’inspirer un projet de théâtre pour les enfants plus âgés de l’EDD. À plusieurs reprises, j’écoute les chants et lis les extraits du « journal » de Rahab, dans le livret accompagnant le disque. Des personnages prennent vie dans mon esprit, des dialogues résonnent dans ma tête. De ce disque naîtra peu après la pièce Terre promise, que nous avons publiée la semaine dernière dans notre rubrique Pièces.

 

Après avoir découvert notre script, Anne m’a écrit : « C’est super de savoir que depuis, de nombreux enfants se sont approprié ces mêmes paroles [de chants] et se sont construit des souvenirs inoubliables en travaillant sur des scénarios successifs et divers. » 

 

Le Seigneur fait voyager chants et textes par delà les océans. Il multiplie ses bénédictions, et je trouve ça génial! 

 

À propos d’écriture

Le disque Terre promise est bien structuré. Les chants s’enchaînent de façon logique et présentent, avec des rythmes et des styles variés, la trame de l’histoire de Josué et de ses victoires en Canaan. Écrire une pièce « autour » de ces chants a été facile, en un sens, car je disposais d’un bon fil conducteur.

 

Mais quand on part de zéro, comment s’assurer de bâtir une pièce bien structurée, tenue par un bon fil conducteur? Les articles suivants (qui traitent d’abord de mise en scène) vous donnent quelques éléments de réponse :

 

! Passera, passera pas?

! Le superobjectif et la ligne d’action principale

! L’intrigue

 

Alors, si le Seigneur vous met l’écriture à cœur, écrivez! Et qu’il fasse voyager vos récits!

 

Chantal 

 

avr 25

Ombres et lumière

Posté le 25 avril 2009 dans Théâtre et foi

Le mois dernier, deux internautes nous ont posé des questions relativement à l’éclairage. Les réponses de Hugo et Lorraine à leurs commentaires sont devenues des articles de la rubrique Technique. (Voyez Quatre zones et Effet marin.) De cette façon, nos lecteurs pourront les repérer plus facilement s’ils font une recherche par catégorie ou par mot clé.

 

Personnellement, la technique n’est pas mon fort. Hugo est un passionné de l’éclairage de scène! Et Lorraine déniche des ressources et des bonnes idées! Mes connaissances en éclairage sont très limitées. Cependant, je pourrais résumer en quelques mots un principe essentiel : La juste orientation des projecteurs permet de chasser les ombres des comédiens. (Voyez l’article L’éclairage).

 

Chasser les ombres. Quelle belle image!

 

Chasser les ombres sur la scène est excellent. Comme c’est agaçant de voir danser l’ombre d’un comédien sur le visage d’un autre! On perd alors des mimiques, des gestes importants – en plus, peut-être, de perdre patience!

 

 Mais chasser les ombres dans la vraie vie? N’est-ce pas mieux encore?

 

Jésus affirme être lui-même la lumière du monde, et il chasse les ténèbres intérieures de ceux qui placent leur confiance en lui. Ces derniers, à leur tour, doivent marcher en enfants de lumière et porter la lumière de Christ autour d’eux.

 

Tout cet échange de lumière, tout ce balayage d’ombres, le théâtre évangélique peut-il y contribuer? Oui, je pense qu’il peut être un outil utile à cet effet. Je crois que le monde a besoin d’un théâtre lumineux, porteur d’espérance. Mais aussi d’un théâtre sensible, fier de son message et respectueux de son public. D’un théâtre de qualité qui donne soif – comme le sel donne soif. D’un théâtre humble qui indique un chemin – qui pointe vers Celui qui est le chemin.

 

L’entreprise peut sembler de taille, mais le grand Créateur prend plaisir à équiper ceux qu’il appelle à le servir par le théâtre (et par n’importe quel autre moyen, d’ailleurs!). Être à l’écoute de sa voix, être à l’affût de ses ressources, marcher soi-même dans sa lumière… Voilà des façons de progresser constructivement dans son ministère de théâtre. Certes, cela n’exclut ni les difficultés ni les erreurs, mais nous permet de vivre en étroite dépendance de Celui qui est l’Auteur de toute créativité.

 

Chantal

 

mar 31

Quelles sont vos contraintes?

Posté le 31 mars 2009 dans Théâtre et foi

paques-narrateurs

Samedi dernier, la Communauté chrétienne des Deux-Rives a célébré la fête de Pâques en relatant en cinq tableaux la Passion de Jésus. Pendant une heure, les murs de la vieille église anglicane St-Michael, à Québec, ont vibré au son des pièces musicales et des chants tantôt festifs, tantôt lancinants, qui ont ponctué la lecture de textes choisis dans les évangiles.

 

Des narrations dynamiques et sensibles. Des chants tirés de notre répertoire évangélique mais aussi d’autres du répertoire juif, interprétés avec brio en hébreu. Des pièces musicales émouvantes et évocatrices. Des éléments visuels sobres servant à illustrer les événements relatés. Le tout orchestré avec une grande fluidité.

 

Il faut savoir que la petite église anglicane, louée pour l’occasion, est vraiment… petite. Les vitraux offrent un éclairage magnifique. Les murs ornés de plaques souvenir nous plongent dans le passé. Les boiseries patinées murmurent chacune un brin d’histoire. Cette chapelle appartient au patrimoine religieux de la ville. Mais elle n’est pas du tout conçue pour y faire du théâtre!

 

En effet, le devant de la salle, une fois les musiciens installés avec leurs instruments (et il faut compter le piano à queue!), ne laisse pas grand place aux comédiens! Ceux-ci peuvent évoluer un peu (mais pas tant que ça!) dans la partie antérieure, après avoir gravi les quelques marches qui mènent à l’autel. Quant aux narrateurs, ils doivent s’installer au même niveau que les spectateurs! Et puis, les balustrades gênent un peu la vue… Bref, on est plutôt coincés.

 

Et puis après? Là réside le défi! Faire du théâtre dans un lieu exigu (ou sans système de son ou d’éclairage, ou sans acoustique convenable, peu importe!) est une contrainte stimulante, à mon avis. Car à quoi servent la scène, l’éclairage, la sono, sinon à appuyer un message? Or, il faut d’abord focaliser sur le message, et ensuite trouver des moyens originaux de l’exploiter, dans la cadre des limites qui nous sont imposées.

 

Dans le cas de la Communauté chrétienne des Deux Rives, le message était clair : présenter les événements principaux de la dernière semaine de Jésus, par la narration de textes sélectionnés avec soin. Les responsables ont bâti leur programme autour de ce message, tirant profit des installations charmantes, bien que peu pratiques, dont ils disposaient. Alliant originalité et simplicité, ils ont su émouvoir le public en communiquant leur message.

 

Il arrive que des gens se contentent d’un texte de théâtre médiocre, ou décousu, mais qu’ils déploient de grands efforts pour offrir au public un spectacle époustouflant sur le plan visuel ou sonore. C’est comme offrir en cadeau une boîte vide, avec l’intention que l’emballage même soit le cadeau… Mais une fois celui-ci ôté, déchiré, que reste-t-il? Du vide.

 

Dans le monde du théâtre évangélique, nous avons à notre disposition une riche collection de thèmes à exploiter, à commencer par ceux de la Bible même. Il faut savoir rédiger notre message avec réflexion, comme si on choisissait un présent pour un être aimé. Ensuite on se préoccupe de l’emballage : discret, fantaisiste, élégant, humoristique… Le « contenant » dépendra de nos moyens, mais surtout du « contenu », et non l’inverse.

 

Dieu est le Grand Créateur et la source de toute créativité. Et je crois qu’il prend plaisir à voir ses enfants déployer des efforts de créativité pour annoncer son message avec distinction malgré les contraintes matérielles qui, à première vue, semblent les limiter.

 

Et vous, quelles sont vos contraintes? De quelle manière les avez-vous déjà surmontées, pour communiquer votre message?

 

Chantal