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fév 14

Conseils pour le théâtre de rue

Posté le 14 février 2010 dans Général, Méli-mélo

Jonny White

(Unity Christian Theatre Company)

Le théâtre de rue est une forme de théâtre particulière. On l’exerce dans des lieux achalandés, comme les centres commerciaux ou les places publiques. Les auditeurs visés sont occupés à autre chose (faire leurs courses, par exemple) et n’ont pas nécessairement le temps de s’arrêter pour regarder. Voici donc quelques points importants à considérer par rapport au théâtre de rue évangélique.

1. Simplicité. Fuyez le jargon évangélique et présentez avec clarté le message de la Bonne Nouvelle.

2. Pièces courtes. Enchainez plusieurs petites pièces, pour permettre aux auditeurs de s’en aller quand ils le veulent.

3. Attention au volume! Le volume de vos paroles doit être fort pour attirer l’attention, mais pas trop, pour ne pas énerver les passants.

4. Travail d’équipe. Obtenez l’appui de deux groupes de collaborateurs : l’un vous épaulera dans la prière; l’autre se tiendra à l’affut et fera le suivi des spectateurs ayant manifesté un intérêt pour le message.

5. Prestation dramatique très, très bonne. Je crois que, parce que nous nous aventurons sur le territoire du diable, nous devons présenter un programme qui, sur le plan artistique, est le meilleur que nous puissions offrir. Nous pouvons être « fous » pour Christ, mais nous ne devons pas nous couvrir de ridicule – ni nous-mêmes, ni l’église que nous représentons – à cause de notre mauvaise préparation ou d’un travail artistique de piètre qualité.

6. Un moyen pour attirer. Le théâtre de rue peut servir à attirer des gens prêts à entendre un témoignage. De la même façon, vous pouvez vous servir de la musique pour amener une foule à votre théâtre. (Toutefois, faites attention aux droits d’interprétation des pièces d’autrui.)

Notre équipe fait-elle du théâtre de rue? Non. Nous l’avons décidé après mure réflexion parce que, d’une part, en tant que responsable du groupe, je ne suis pas appelé à ce ministère pour le moment, et d’autre part, je pense que l’équipe dans son ensemble n’était pas dotée des aptitudes particulières nécessaires. Le théâtre de rue est très différent du théâtre où les gens choisissent librement d’aller voir et entendre ce que vous faites. La préparation au théâtre de rue doit inclure une formation sur la manière de gérer les chahuteurs et les personnes hostiles.

Cela dit, si vous faites du théâtre de rue, assurez-vous que le Seigneur a mis ce désir sur votre cœur. Si vous avez l’appui nécessaire et l’appel, le théâtre de rue peut être un ministère très gratifiant.

Extrait de DramaShare Organizational Manual, publié par DramaShare (2000). Traduit et adapté par Chantal Bilodeau-Legendre, avec l’aimable autorisation de DramaShare, www.dramashare.orgDramaShare nous a fourni le contenu de cet article afin que nos visiteurs puissent en profiter. Si vous croyez ces informations utiles à votre ministère de théâtre, nous vous encourageons à considérer la possibilité de soutenir DramaShare en devenant membre. Voyez les diverses options en cliquant ici.

 Vous trouverez sur le site levangelisation.com de nombreuses ressources pour le théâtre de rue : conseils pratiques, textes, etc. Voyez aussi des suggestions pour l’utilisation du mime comme support d’un message.
mai 8

Le jeu dramatique et les enfants – Questions/Réponses

Posté le 8 mai 2009 dans Méli-mélo

J’ai écrit cet article en 1999, pour le compte des Éditions Parfam. Je vous le propose ici revu et modifié, avec la permission de l’éditeur.

 

J’aimerais bien faire de l’art dramatique avec ma classe d’école du dimanche, mais je ne sais pas de quelle manière. Avez-vous des idées? – Embêté

 

Cher Embêté,

Voici plusieurs idées à exploiter… Les enfants aiment jouer l’histoire, voir et manipuler des marionnettes, faire des mimes et des pantomimes, chanter des chants avec des gestes. Les adolescents aiment bien les sketches, les mises en situation, les jeux de rôles et l’improvisation. Les lectures vivantes de récits bibliques ou autres sont aussi appréciées de tous, sans parler de la narration d’histoires!

 

L’idée de faire du théâtre avec mes élèves me fait un peu peur. Pour la comédie, je ne suis pas très douée. S.V.P. Rassurez-moi! – Mlle Perpétue

 

Chère Mlle Perpétue,

Allons, allons, il s’agit simplement de faire semblant! On est loin de la comédie professionnelle! Faites semblant d’être Ruth glanant des épis, ou Marthe s’affairant dans sa cuisine, ou encore une infirme que Jésus guérit… Ne craignez pas d’avoir l’air « ridicule » : les enfants ne vous examinent pas d’un œil critique. L’imaginaire des petits est facilement stimulé. Très vite, ils entreront dans le jeu avec vous, oubliant quelques moments qu’ils sont dans une classe. Avec vous, ils seront dans un champ d’orge, ou aux pieds de Jésus. Commencez tout doucement, et voyez comme les enfants donnent facilement libre cours à leur imagination! Laissez-vous inspirer par leur simplicité.

 

Comment puis-je amener mes élèves à jouer l’histoire? – Désireuse de savoir

 

Chère Désireuse de savoir,

Après avoir raconté l’histoire biblique, posez quelques questions aux enfants pour évaluer ce qu’ils ont retenu ou compris. Ensuite, distribuez les rôles et remettez aux jeunes quelques accessoires ou éléments de costume. Accordez-leur quelques minutes pour se préparer, puis invitez-les à reconstituer le récit. Les plus petits aimeront peut-être faire cet exercice avec des figurines ou des marionnettes. Les plus âgés voudront probablement assurer eux-mêmes la répartition des rôles et choisir leurs accessoires. Ou encore, invitez les jeunes à mimer ou à jouer le récit pendant que vous en faites la narration. Avec la pratique, vos élèves deviendront de vrais experts!

 

Important : ne critiquez pas le jeu des enfants, mais laissez ces derniers s’exprimer de façon spontanée. Votre but est de les amener à donner à vie à un récit en improvisant. Vous n’êtes pas en train de préparer une pièce de théâtre. Si vous voulez que vos élèves s’habituent à jouer l’histoire d’une semaine à l’autre, ils doivent avoir du plaisir à le faire et ne pas se sentir « jugés ».

 

Très souvent, les manuels d’école du dimanche, comme ceux des Éditions Parfam, contiennent des suggestions intéressantes pour aider les moniteurs à jouer l’histoire. Explorez aussi les sites internet offrant des conseils pour les animations bibliques.

 

Les mises en situation proposées dans les manuels d’école du dimanche ne conviennent pas toujours à mes adolescents, et j’aimerais en formuler moi-même. Auriez-vous des conseils pour m’aider? – M. Jolicoeur

 

Cher M. Jolicoeur,

Considérez les situations offertes dans les manuels comme des tremplins pour stimuler votre imagination. À mon avis, la discussion et l’observation sont deux moyens efficaces de trouver des situations qui toucheront VOS élèves. Parlez avec eux de ce qu’ils vivent, des problèmes qu’ils connaissent à l’école, à la maison, avec leur groupe d’amis. Pression des pairs, remise en question des valeurs familiales, mise en doute des vérités bibliques, interrogations quant à leur avenir, souci de leur apparence, etc., voilà autant de choses qui préoccupent les jeunes. Observez aussi leur comportement quand ils sont à l’église. Mais sachez qu’ils ne s’y conduisent pas du tout comme lorsqu’ils sont avec leur bande de copains! Il vous faudra peut-être sortir du cadre de l’école du dimanche pour les voir à leur naturel. Inspirez-vous du vécu réel des ados. Et puis, pourquoi ne pas leur demander leur avis sur les mises en situations que vous proposez? S’ils trouvent qu’elles ne sont pas assez réalistes, modifiez-les en considérant leurs commentaires. D’ailleurs, pourquoi ne pas leur demander de suggérer eux-mêmes des situations? Vous serez peut-être surpris des résultats!

 

Nous voulons jouer une pièce d’environ 30 minutes devant toute l’assemblée, à Pâques. Nous songeons à remplacer l’enseignement du dimanche matin pour faire nos répétitions. Serait-ce bien? Qu’en pensez-vous? – Une monitrice bien intentionnée

 

Chère Monitrice bien intentionnée,

Puisque la Bible ne parle ni d’école du dimanche ni de théâtre, nous ne pourrions dire si votre projet est « bien » ou « mal ». Par contre, soyons réalistes! De combien de temps disposez-vous le dimanche matin? Trois quarts d’heure? Une heure? Une pièce d’une demi-heure exige plus de travail qu’un simple sketch! Une répétition, si l’on veut inclure un temps de prière, deux ou trois exercices de théâtre pour se mettre en train ainsi que le travail de scène, devrait durer au moins deux heures.

 

Au rythme de 50 minutes par semaine, il vous faudra plusieurs semaines de travail. Chaque fois, vous aurez eu à peine le temps de vous mettre en train qu’il vous faudra arrêter. À mon avis, les répétitions en dehors de l’école du dimanche, témoignent du sérieux des jeunes et de leur désir de servir Dieu par leurs dons et leurs talents.

 

Si vous ne pouvez répéter à un autre moment, limitez-vous à une courte saynète, plus facile à préparer. Les élèves pourraient arriver une quinzaine de minutes à l’avance afin d’y travailler. Si, après coup, ils ont aimé l’expérience, tentez une pièce plus longue. Vous trouverez dans les diverses rubriques de notre site de nombreux conseils pour vous aider dans votre projet.

 

Chaque année, à Noël, toutes les classes d’école du dimanche présentent un numéro : chant, sketch, pantomime, etc. La dernière fois, la petite Loulou a pleuré tout le long de son numéro. Loulou est dans ma classe maintenant, et j’ai peur qu’elle fasse la même chose à Noël prochain. Devrais-je l’inclure ou non dans notre programme? – Pacifique

 

Cher Pacifique,

Avant tout, observez bien Loulou en classe. Est-elle timide avec ses compagnons? Préfère-t-elle manipuler des marionnettes derrière un rideau, plutôt que de dire un texte devant tout le monde? Aime-t-elle les pantomimes en groupe? Évaluez ses forces et ses faiblesses, et trouvez-lui un rôle qui pourrait lui convenir. Peut-être serait-elle heureuse de simplement figurer dans un groupe de bergers, ou encore de faire partie d’une chorale. Le jour de la représentation, si elle refuse de venir à l’avant, n’insistez pas. Vous ne voulez pas la traumatiser une autre fois! Les parents seront peut-être déçus… mais considérez avant tout le bien-être de Loulou. Si vous désirez qu’elle gagne assurance et prenne plaisir à s’exprimer par l’art dramatique, soyez patient, respectez son rythme, aidez-la à apprivoiser sa crainte… et priez pour elle. Et rappelez-vous : vie chrétienne ne rime pas avec performance!

 

J’aimerais incorporer l’art dramatique aux réunions du club, mais cela me semble compliqué! – Comment faire?

 

Cher Comment faire,

L’idéal est de faire de ce projet un travail d’équipe. Un théâtre de marionnettes a sa place auprès des jeunes enfants. Des adolescents seraient peut-être heureux de collaborer : fabrication d’un castelet, confection et manipulation de marionnettes, rédaction de textes, etc. Les sketches sont aussi des éléments intéressants à incorporer au culte des enfants : ils permettent de transmettre de façon dynamique et amusante les vérités bibliques que vous désirez enseigner. Mettez en scène des personnages bibliques ou contemporains, auxquels les petits pourront s’identifier. Entourez-vous de gens compétents pour rédiger les dialogues et les jouer.

 

Rappelez-vous toutefois que la simplicité sera une bonne alliée. Les enfants ne sont pas si exigeants… à condition que leur attention soit saisie. Il n’est pas nécessaire d’avoir un décor ou des costumes sophistiqués quand la saynète est captivante.

 

Nos élèves et nous faisons régulièrement du théâtre. Nos petites pièces improvisées de 5 à 10 minutes sont parfois si jolies que nous pensons en faire profiter toute l’église. Serait-ce à propos? – Dédé et Dodo

 

Chers Dédé et Dodo,

Quelle belle idée! Les parents sont toujours heureux de voir ce que leurs enfants apprennent à l’école du dimanche ou au club. Parlez-en à la personne responsable ou à votre pasteur. Si vos élèves se sentent à l’aise avec un tel projet, vous pourriez reprendre un ou deux récits, les répéter un peu et présenter un petit programme à toute l’assemblée. Il n’est pas nécessaire que tout soit fignolé à la perfection!

 

Je veux me constituer un « coffre aux trésors » dans lequel je mettrais divers accessoires pour faire du théâtre avec les jeunes du club biblique. Quels articles me seraient le plus utiles? – Célestine

 

Chère Célestine,

Voici des d’articles bien pratiques : Longs pans de tissu : draps, nappes, serviettes (pour faire des tuniques, des capes, etc.). Foulards : à nouer autour du cou, de la tête ou de la taille. Chapeaux, gants, ceinturesCordons et épingles à linge : pour draper les tissus de diverses façons. Bâtons : pour simuler canne, épée, cheval, etc. Amusez-vous bien!

 

Chantal Bilodeau-Legendre

fév 19

Trac et trucs

Posté le 19 février 2009 dans Méli-mélo, Réflexion sur le théâtre

Mains moites. Gorge sèche. Jambes flageolantes. Cœur qui bat la chamade. On a l’impression qu’on va mourir ou, à tout le moins, s’évanouir. Et on se demande « Qu’est-ce qui m’a pris de m’embarquer dans cette pièce de théâtre? »

 

Petites vérités pas très pratiques, mais bon… si elles peuvent vous rassurer un peu!

C Le trac est l’affaire de tous.

C De façon générale, les gens ne remarquent pas le trac des comédiens.

C Le trac est moins dangereux que le saut en parachute.

C Le trac n’a jamais tué.

C Le trac précède la prestation et disparaît dès qu’on monte sur scène.

C Dans la salle, aucun spectateur n’est venu avec l’intention arrêtée de rigoler un bon coup si je me plante.

 

Trac et manifestations physiques

Le trac a une dimension physique très réelle – et douloureuse! Voici quelques symptômes courants et des conseils pour y remédier.

 

1.   J’ai le souffle court! La respiration abdominale est la clé. Lorraine décrit ce type de respiration dans l’article Projection de la voix. La maîtrise de cette technique est INDISPENSABLE aux chanteurs, aux comédiens, aux femmes qui accouchent, aux athlètes – bref à toutes sortes de gens. Respirer en sollicitant les muscles de l’abdomen (plutôt que le haut du corps) a des avantages indéniables : ralentissement du rythme cardiaque, meilleure oxygénation de l’organisme, apaisement intérieur, etc. Sans parler, bien sûr, d’une meilleure projection de la voix. Apprenez à faire des inspirations lentes et profondes et à expirer de la même manière. Lorsque le trac vous saisit, soyez sensible à votre respiration et passez en mode « abdominal ».

 

2.   J’ai la gorge sèche et la voix rauque. Buvez quelques gorgées d’eau tiède. Évitez la caféine et le lait. Détendez vos cordes par des exercices, un peu comme les chanteurs qui font des vocalises avant une prestation : mmmm, mma, mmé, a-e-i-o-u… Faites-le en groupe, c’est plus rigolo!

 

3.   Mes mains et mes jambes tremblotent! Vous avez sûrement aussi la nuque raide et mal dans le dos! Peut-être même vos sourcils sont-ils figés dans un froncement peu esthétique. Assouplissez vos membres contractés : étirez-vous, tracez des cercles avec les bras, effectuez en douceur des rotations de la tête. Prenez conscience de vos muscles crispés et détendez-les en faisant des gestes amples.

 

4.   J’ai les mains glacées! Vous êtes en situation de stress : le cerveau l’a bien compris et il met tout en œuvre pour protéger le corps. Les vaisseaux sanguins des extrémités (mains, pieds) se contractent afin que le sang oxygéné afflue davantage vers les organes vitaux. Pour réduire cette sensation désagréable, la respiration abdominale, longue et profonde, enverra au cerveau le message « Tout va bien, pas de panique! On régule le tout! » Relisez au besoin le point 1!

 

5.   J’ai des papillons dans le ventre! Toujours en réponse au stress que votre cerveau a décodé, le système digestif se met au ralenti. Il est donc fort possible que le hamburger double et les frites restent coincés dans votre estomac… Avant une prestation, évitez les mets lourds ou gras. Ne jeûnez pas pour autant, car votre corps a quand même besoin de carburant pour bien fonctionner. Optez pour les glucides (pâtes, riz) ou une collation saine (pop corn nature, fruit, yogourt non sucré).

 

Le trac est une forme de nervosité que la grande majorité des comédiens connaissent bien, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Certains diront que cette nervosité est inévitable et normale. Les quelques conseils offerts ci-dessus pourront vous aider à maîtriser ses manifestations désagréables. Mais peut-on faire davantage que dominer des symptômes? Je le crois.

 

Une question de regard

À mon avis, le grand problème du trac réside dans le regard que l’on pose sur soi.

 

Moi. Ma performance. Le public qui me regarde. Les critiques que je recevrai. Mon succès – ou mon échec – qui sera écrit sur mon front une fois le spectacle terminé. Pas étonnant que je sente une immense pression sur mes épaules! Pas étonnant que j’aie des nausées et un profond sentiment d’insécurité et d’incompétence! Et quel gaspillage d’énergie…

 

Mais si mon regard se tourne vers Celui qui m’a donné des dons pour monter sur les planches? Si je regarde à Celui qui m’a équipée pour présenter un message – le sien – devant un public? Si je considère ma prestation comme une façon de servir Dieu et les siens? Voilà qui est libérateur. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soit! Le succès ou l’échec (s’il y a échec!) ne dépend pas de moi : il appartient à Dieu.

 

 

 

Certes, je fais de mon mieux, je me prépare consciencieusement pour offrir à Dieu et au public ce que j’ai de meilleur, tout en sachant que rien ici-bas n’est parfait. Mais mon centre d’attention doit changer : il doit passer de moi à Dieu (celui que je sers par le théâtre) et aux autres (ceux qu’il veut toucher par mon service).

 

 

 

M’oublier moi-même est un remède excellent contre le trac. Alors rien de mieux, avant une présentation publique, qu’une bonne « séance » de louanges et d’actions de grâces avec toute l’équipe de production! Nous savons tous les efforts fournis, tout le travail accompli jusque là. Remercier le Seigneur nous remplit d’assurance et de joie. Quoi de mieux pour dominer le trac?

 

Chantal

 

 

jan 28

Les divisions d’une pièce

Posté le 28 janvier 2009 dans Mise en scène, Méli-mélo

Une pièce se divise en tableaux, en actes et en scènes. Le découpage d’une pièce en facilite la lecture, l’étude et la réalisation. Si un metteur en scène travaille avec une pièce ou un sketch que l’auteur n’a pas divisée, il devrait le faire lui-même avant de commencer son travail avec la troupe.

 

Tableau

Le tableau est une division marquée par un changement de lieu et de décor. Il peut contenir plusieurs actes et plusieurs scènes. D’habitude, les sketches ne comportent qu’un seul tableau. Même chose pour les pièces de courte durée. (Un changement de tableau doit être justifié, c’est-à-dire qu’il doit appuyer le message clé de la pièce. Des changements de décor trop fréquents essoufflent non seulement les techniciens, mais aussi les spectateurs, qui risquent de se demander à quoi servent tous ces « déménagements » et ces interruptions du récit.)

 

Acte

De façon traditionnelle, un acte se caractérise par une unité de lieu ou de temps. Le passage d’un acte à l’autre correspond donc à un jalon important du récit de théâtre.

 

Scène

Les scènes sont les subdivisions de l’acte. De façon traditionnelle, une scène est marquée par l’entrée ou la sortie des personnages. Les scènes correspondent à de petites histoires à l’intérieur de la grande histoire.

 

Conseil pour les metteurs en scène

Essayez de trouver un titre pour chaque acte et chaque scène. Un titre devrait être bref et bien résumer le contenu de l’acte ou de la scène. En titrant ainsi les divisions de la pièce, vous aiderez les comédiens à mieux saisir la progression de l’intrigue et à situer l’importance de telle ou telle scène dans l’ensemble du récit.

 

L’équipe TE

 

 

 

jan 28

L’échéancier de production

Posté le 28 janvier 2009 dans Mise en scène, Méli-mélo

Après avoir étudié la pièce et avant même de rencontrer les comédiens pour la première fois, le metteur en scène élabore un échéancier de production. Il s’agit en fait d’un calendrier où sont inscrites les diverses activités des comédiens durant les semaines à venir, de même que les dates prévues pour les livraisons techniques. Voici ce que l’échéancier de production pourrait inclure.

 

Voici un exemple:

 echeancier

 

L’italienne et l’étude des personnages

L’italienne est la lecture collective du texte sur un ton neutre, autour d’une table. (On peut en refaire aussi en cours de production.) Elle précède généralement l’étude des personnages, qui consiste en une réflexion et en un échange d’idées sur les différents personnages de la pièce.

 

Le travail de scène

Il faut prévoir un laps de temps réaliste pour le travail de chaque scène, quitte à travailler une longue scène en deux séances, ou à regrouper quelques petites scènes pour la même répétition. C’est l’étape de la construction et des essais : gestes, mouvements, déplacements, intonations. Il faut ainsi bâtir les scènes et avancer petit à petit de scène en scène.

 

On effectue de courts enchaînements à même le travail de scène. L’enchaînement est le collage rythmé d’une ou de plusieurs scènes travaillées. Si on ne termine pas une répétition par un enchaînement, le comédien reste avec une idée plutôt vague des déplacements appris.

 

Les enchaînements planifiés

En plus des courts enchaînements inclus dans les répétitions régulières, il faut inscrire des enchaînements de plusieurs scènes au calendrier. Ces grands enchaînements aident à fixer encore mieux les déplacements d’un bloc de scènes et donnent du rythme à tout le travail.

 

Les répétitions de réchauffement

Lors des pièces plutôt longues, le metteur en scène prend soin de prévoir dans son échéancier quelques répétitions de réchauffement. Il s’agit de rencontres qui permettent un retour en arrière sur les scènes déjà travaillées.

 

Les scènes à travailler

On se bute toujours sur ces scènes plus difficiles à bâtir! Le metteur en scène inclura donc quelques rencontres « au cas où » dans le calendrier pour les scènes à travailler, encore inconnues en début de production. On est toujours heureux de ne pas avoir à ajouter des répétitions supplémentaires vers la fin!

 

Les livraisons techniques

Il faut aussi noter les dates des livraisons techniques : accessoires, décors, costumes, éclairage, son, etc. Souvent, les accessoires sont nécessaires au début des répétitions, mais la plupart des autres éléments peuvent attendre plus tard, vers les derniers enchaînements. Informez les techniciens concernés de vos attentes. Ils apprécieront votre planification!

 

La générale technique

Lorsque l’aspect technique de la pièce est particulièrement important (éclairage, bruitage, musique, etc.), il est bon de prévoir une générale technique avant la générale régulière. À cette occasion, on s’attarde sur le déroulement de toute la technique, et le comédien devient accessoire.

 

La générale

On ne peut se passer d’une générale! Cette dernière rencontre avant la représentation est l’occasion de s’assurer que rien ne manque : accessoires, costumes, maquillage, trame sonore, coiffure, etc. Les comédiens jouent sans interruption, comme s’il y avait un public. Il vaut mieux prévoir une générale que de compter sur la première représentation pour régler tous les détails de dernière minute…

 

La représentation

Voilà enfin le jour « J », celui où l’on présente la pièce publiquement. Il est important que chacun arrive tôt (deux heures à l’avance), afin de bien se préparer, tant sur le plan spirituel que technique.

 

Cliquez ici pour voir un exemple d’échéancier de production.

 

Lorraine